MAYHEM (NOR)
LIVE IN LEIPZIG (Live)
1993 chez Obscure Plasma Records


Reedition:
1994 chez Hellion Records
1994 CD/LP chez Avantgarde & Century Media
1996 Digipak chez Avantgarde & Century Media
1997 PictureLP chez Last Episode

1. Deathcrush
2. Necrolust
3. Funeral Fog
4. Freezing Moon
5. Carnage
6. Buried by Time and Dust
7. Pagan Fears
8. Chainsaw Gutsfuck
9. Pure Fucking Armageddon


BipolarDisorder
Le Live In Leipzig est LE live historique du Black Metal. Une vraie légende.

Je vais sans doute contredire mes deux prédecesseurs, mais je ne trouve pas le son si cradingue. Certes il l'est, mais ce n'est pas pire que sur un vieux Xasthur, par exemple, voire même, c'est beaucoup plus audible. De toute façon, je ne crois pas que le True s'accomode d'un autre son. Dans l'ensemble, tout reste bien distinct, les guitares, la batterie et surtout la voix de Dead, l'imprécateur en colère. Il dégueule de la manière la plus authentique qui soit. On sent que ça vient de loin à l'intérieur. On comprendrait presque la suite des évènement rien qu'à l'écoute du disque. Après, c'est une question de goût, et comme on dit, les coups et les douleurs, ça ne se discute pas... Bref, voilà du Black comme je l'aime : de l'énergie pure, brute, de l'aggressivité qui ne s'emmerde pas avec des détails bourgeois d'ingénieurs du son. Les gars ne sont pas là pour se prendre la tête avec ça. Forcément, les fans de Dimmu Borgir ou de Craddle passeront leur route, mais les vrais amateurs de Black old school se doivent de posséder cet opus.
En fait, la seule chose qu'on n'entend pas sur ce live, c'est le public. Même entre les titres, rien, pas un applause, pas un hurlement. Soit ils étaient huit dans la salle, et encore, bien au fond, mais j'en doute, soit c'est la prise directe qui fait ça. Ou alors les fans étaient trop scotchés par la performance... Il y avait de quoi :

"Deathcrush", tout en syncope, met d'entrée tout le monde d'accord. La version de "Freezing Moon" est hallucinante, limite meilleure que sur DMDS (je vais me faire des ennemis, là), plus crue, encore plus dévastatrice, alternant les phases "calmes" et les blasts furieux. Un must. Ne parlons pas de la tuerie qu'est "Pure Fucking Armaggedon", même si le solo ressemble à un long larsen, un peu comme sur "Carnage" qui porte décidemment bien son nom. Avec "Necrolust", on atteint des sommets de boucherie minimaliste. On peut en faire du bruit avec peu d'instruments. "Come on Leipzig !"

Au final, il s'agit d'un classique, basique et terriblement efficace. Un bon 18/20, donc, au niveau musical, et 20/20 pour le côté légendaire de la chose. Un seul regret : ne pas avoir été à Leipzig en 1993. Et puis un autre : voir ce que Mayhem est devenu. A force de vouloir ressusciter les morts, on finit par les enterrer encore plus profond. Il faut parfois savoir s'arrêter dignement. Heureusement qu'il reste ce genre de témoignage de la grandeur passée du groupe.

2006-11-29