=XGV= : 17/20 | Après un premier album, jetant les bases de la musique du groupe, malgré une certaine hétérogénéité, Iced Earth se devait de confirmer avec un deuxième album, plus homogène, plus assuré, bref meilleur, que son prédécesseur, aux fans de la première heure qu'ils n'avaient pas affaire à un groupe de seconde zone. Au diable le faux suspens : c'est finalement chose faite avec Night of the Stormrider.
Jon Schaffer, le charismatique guitariste-leader du groupe s'adonne là pour la première fois à son activité préférée : écrire un concept-album, narrant ici l'histoire d'un homme se sentant trahi par la religion, qui se retourne alors contre elle en rejoignant le camp adverse. Le scénario n'est pas extrêmement original, mais le fait d'avoir un fil directeur semble permettre aux compositions de s'enchaîner parfaitement : pas de changement de ton brusque entre deux chansons, la progression se fait logiquement, parfois avec l'aide de courts interludes. Ainsi, l'auditeur n'est pas perdu au milieu de chansons sans lien entre elles et l'écoute en est facilitée. Et il faut avouer qu'étant donnée la qualité des composition, il aurait été dommage de ne pas se rendre compte comme elles sont imaginatives et jouée, comme pour le premier album avec efficacité. Les riffs de Jon Schaffer sont toujours aussi acérés, marque de fabrique indispensable à un bon album d'Iced Earth. Notons par exemple l'intro de la première chanson, une reprise de Carmina Burana de Carl Orff à laquelle il ajoute sa guitare... Exceptionnel, j'ai rarement entendu meilleure introduction : simplicité et efficacité !
De plus, le premier chanteur a été remercié, parce qu'il aurait refusé de prendre des cours de chant pour cet album, selon la rumeur, ce qui en réjouira beaucoup, encore faut-il, qu'ils soit efficacement remplacé. C'est chose faite avec John Greely : un chanteur très efficace, à la voix tantôt agressive tantôt mélodique ou les deux à la fois quand il le faut. Rien à reprocher, écoutez particulièrement sa performance sur The Path I choose ou sur Travel in Stygian... Il aurait pu devenir le chanteur symbolique du groupe, sans les tensions avec Jon Schaffer qui ont été à l'origine de son départ.
Que dire de plus ? Night of the Stormrider est un très bon album, sans temps mort, quand le rythme ralentit, ce n'est que pour replonger l'auditeur peu attentif dans l'ambiance, très astucieusement créée. Il marque un progrès énorme dans la carrière du groupe, qui était portant loin de partir des abysses... Et à l'époque, le fan abasourdit devait déjà se dire qu'ils avaient sorti leur meilleur album bien vite... Il n'en était rien, mais personne ne voit dans l'avenir, n'est-ce pas ? 2009-05-28
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