DEICIDE
IN TORMENT IN HELL (CD)
2001 chez Roadrunner Records


1. In Torment In Hell 4.02
2. Christ Don't Care 2.51
3. Vengeance Will Be Mine 4.25
4. Imminent Doom 3.41
5. Child Of God 3.35
6. Let It Be Done 3.35
7. Worry In The House Of Thieves 4.16
8. Lurking Among Us 4.35

Total playing time : 31.00


Fabien : 12/20
Il n’aura fallu qu’une année au gang Benton pour réaliser son sixième et dernier album pour le compte de Roadrunner (sans compter le live), se libérant ainsi d’un contrat où les deux parties n’en attendaient désormais plus rien. Dès avril 2001, Deicide expédie en effet ses sessions avec Jim Morris aux Morrisound studios, ressortant seulement quatre jours plus tard avec le nouveau In Torment In Hell. Muni d’une pochette fade en apparence, mais révélant pourtant une mise en scène détaillée et particulièrement malsaine, l’album est ainsi commercialisé en septembre par son label, lui assurant une promotion réduite au strict minimum.

Côté technique, In Torment ne dévoile aucune évolution notable, balançant un pilonnage rythmique habituel durant ses trente minutes. L’auditeur reçoit ainsi les blast-beats et le double pédalage carrés de Steve Asheim, les riffs brutaux des frères Hoffman et leurs coups de vibratos torturés, qui soutiennent le ruminement guttural de Glen Benton, à l’image de Christ Don't Care et Child Of God.

Mais, malgré quelques titres encore poussifs, tel Imminent Doom ou Lurking Among Us, In Torment façonne toutefois un death métal assez percutant, basés sur des accélérations et des riffs incisifs, à l’instar des bons Vengeance Will Be Mine & Let It Be Done. Deicide retrouve parallèlement ses atmosphères lourdes et haineuses, bénéficiant d’un son d’une rugosité parfaite et d’une brutalité pure, sans artifice.

Rapidement composé, enregistré en vitesse éclair, et commercialisé sans passion par Roadrunner, In Torment In Hell donne dès sa sortie l’impression d’un album bâclé, servant avant tout de prétexte pour clore l’association sans âme entre le groupe et son label. Restant dans l’exacte lignée des précédentes oeuvres, In Torment ne bouleverse effectivement pas la discographie de Deicide, mais dégage pourtant cette brutalité et ces ambiances malsaines en partie retrouvées, qui manquaient parallèlement sur son fade prédécesseur.

Fabien.

2008-04-03