Fabien : 15/20 | Suite aux infernaux Deicide et Legion, le gang Benton débarque en ce beau mois d’avril 1995 avec son troisième méfait, le bien nommé Once Upon the Cross. La pochette montre un drap maculé de sang sous lequel, en ouvrant le livret CD, se cache le corps du Christ cliniquement disséqué ! A l’image de l’illustration provocante et de titres aussi évocateurs que Kill The Christians, Deicide a l’intention délibérée de marteler de nouveau les tympans sans lâcher la moindre concession, à l’inverse de combos comme Death ou Carcass s’assagissant avec le temps.
Sans étonnement, Deicide revient ainsi avec une trentaine de minutes death metal bourrines, produites par Scott Burns aux Morrisound, mais fichtrement bien ficelées. Sur la batterie technique et précise de Steve Asheim, les frères Hoffman balancent des riffs rapides et acérés, soutenus par les growls assourdissants de Glen Benton, conférant au tout une brutalité pure incontestable, à l’image de Christ Denied ou When Satan Rules, particulièrement entraînants.
Toutefois, malgré des compositions de très bonne facture, Deicide propose un Once Upon the Cross manifestement moins marquant que ses deux premières réalisations, laissant le goût amer d’une galette maintes fois entendue.
Once Upon the Cross balance donc des nouveaux missiles sans surprise, d’une qualité certes indéniable, sans toutefois se hisser au niveau des redoutables Deicide & Legion. Au delà, l’album confirme la ligne de conduite brutale et irréprochable de Deicide, et forme avec les deux premiers efforts, la trilogie la plus intéressante du quatuor floridien, comblant dès lors et inévitablement toutes les brutes musicales acquises à sa cause.
Fabien. 2007-09-27
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