DEATHSPELL OMEGA
KéNôSE (CD)
2005 chez Norma Evangelium Diaboli


I. "Everything, except GOD, has in it some measure of privation, thus all individuals may be graded according to the degree to which they are infected with mere potentiality."

II. "Therefore, GOD honours the sword so highly that He calls it His own ordinance, and will not have men say or imagine that they have invented or institued it."

III. "The stillness of Contemplation is allowed in billions of woeful cries, so astonishingly simultaneous and in unison, each and every second, they defuse each other in such a perfect manner, equalling the most inscrutable of all silences."


Nattskog
AAAARGH !! Le nouveau Deathspell Omega ! La boucherie de l’année !!

On peut dire que j’ai été pris de court par sa sortie. A peine annoncée par le label, l’album débarque comme une peste envahissante dans les plus petites distros pour envahir les grands espaces.

Une fois de plus, Deathspell Omega fait preuve d’inventivité, du génie malsain dont ils sont capables pour déstabiliser, pour ensorceler l’auditeur averti et dégoûter le néophyte.

Le groupe sort cette fois ci un album de trois titres, trois titres aux intitulés immenses, trois intitulés qui décrivent plus que bien l’atmosphère ambiguë de l’album : le style a peu changé depuis « Si Monumentum Requires, Circumspice » : le son, ultra glauque est mis au service de compositions maladives au possible. C’est dire, même Mütiilation paraît gentil à côté de ça !
Mais une évolution est palpable : les longues intros ne sont pas du tout pompées ou du réchauffé de l’album précédent, l’inventivité est toujours présente pour pousser chaque minute l’auditeur plus au bord du gouffre.
Le chant toujours aussi cadavérique, les guitares bien distordues, les ambiances des plus horribles, tout concourt à faire de cet album un deuxième chef d’œuvre à la suite pour DSO.

« Kenôse » se décompose en trois longs titres d’un total de 36 minutes 20 pour une descente aux enfers des plus efficaces. Seul bémol à mon enthousiasme : la durée, qui m’obligera à ne pas mettre 20/20 à cette galette.

On avait pas entendu une telle monstruosité depuis « Si Monumentum… ». Doit on en dire plus ?

FONCEZ !!!!

2005-05-13