POSSESSED
SEVEN CHURCHES (CD)
1985 chez Combat Records (USA)


1. The Exorcist
2. Pentagram
3. Burning In Hell
4. Evil Warriors
5. Seven Churches
6. Satan's Curse
7. Holy Hell
8. Twisted Minds
9. Fallen Angel
10. Death Metal


Stench
Ce premier album d’anthologie est sans aucun doute le premier album de death de l’histoire du métal, et à ce titre a marqué toute une génération de metalheads (on ne compte plus les photos de groupes à l’époque, dont les membres portent un t-shirt « Seven Churches »). Eh oui, pour les septiques, le « Scream Bloody gore » n’est sorti qu’un an plus tard !Si on est encore loin des Suffocation et autres Brodequin, on peut dire que ce disque constitue l’acte de naissance du death, en particulier par l’ambiance qui s’en dégage, dès l’intro sombre « The exorcist », tiré du film du même nom, et cela jusqu’à la dernière note. Même si certains passages sonnent encore thrash, il reste que les solos diffèrent déjà de ce que Slayer et autres Testament faisaient, en poussant plus loin le coté hystérique, et de la même façon les riffs ont ce coté sombre qui deviendra la marque de fabrique du death métal pendant 15 ans (avant que « death métal » ne commence à rimer avec « je joue le plus vite possible sans savoir où je vais »…). Sombre, rapide, violent, tout est en place pour lancer un nouveau genre, il ne restait que les vocaux, et là, Jeff Becerra a surpassé tous les vocalistes de son époque, et reste aujourd’hui encore un des chanteurs préférés de nombre de fans de métal extrême. Loin de l’ultra guttural et porcin actuel, Jeff grognait de façon compréhensible, et il se dégageait de sa voix une émotion, une haine rageuse rarement égalée je trouve. Ce chant a influencé des chanteur comme Martin Van Drunnen par exemple. Petit mot pour finir sur une anecdote : beaucoup pensent que le style « Death métal » tient son nom du groupe Death… eh bien sachez qu’un an avant le premier album de Death, alors que ces derniers s’appelaient encore Mantas, Possessed nous pondait un hymne sur ce « Seven Churches » monstrueux, et devinez comment s’appelait cette bombe qui clôt l’album … « death métal », tout simplement ! Rendons à César ! Un album essentiel, indémodable, que tout le monde se doit de posséder !

2005-08-31