CANNIBAL CORPSE
GALLERY OF SUICIDE (CD)
1998 chez Metal Blade Records


1. I Will Kill You
2. Disposal of the Body
3. Sentenced to Burn
4. Blood Drenched Execution
5. Gallery of Suicide
6. Dismembered and Molested
7. From Skin to Liquid
8. Unite the Dead
9. Stabbed in the Throat
10. Chambers of Blood
11. Headless
12. Every Bone Broken
13. Centuries of Torment
14. Crushing the Despised


Fabien : 17/20
Retour en avril 1998, deux ans après Vile, pour le 6ème assaut des cadavres cannibales. Le groupe garde son dessinateur attitré, mais change par contre d’ingénieur du son, l’album étant enregistré sous la houlette de Jim Morris. Gallery of Suicide marque également le départ du guitariste Rob Barrett, reparti chez Malevolent Creation, et remplacé au pied levé par Pat O’Brien, encore inconnu dans le circuit death metal.

Gallery of Suicide est différent de Vile dans son approche, présentant pas moins de 14 morceaux, dans un registre toujours death brutal, mais dégageant une ambiance plus travaillée, presque surprenante de la part de Cannibal Corpse. Il y a certes de nombreux titres courts et expéditifs comme I Will Kill You, mais d’autres, à l’image des remarquables Gallery of Suicide, Headless ou Every Bones Broken, plus maîtrisés et plus posés, montrent une facette du groupe encore inexploitée et ô combien remarquable. L’illustration de Vince Locke, une galerie aux suicides très inquiétante, contribue également à cette atmosphère pesante, développée pendant les 45 minutes de l’album.

De plus, la venue de Pat O’Brien apporte beaucoup de sang frais au quinquet américain. Ce dernier possède un jeu différent de celui de Rob Barrett, mais tout aussi technique, et s’offre de surcroît le luxe de composer trois titres excellents, avec sa touche toute particulière, à l’image de son redoutable instrumental From Skin To Liquid. Enfin, le choix de Jim Morris s’avère particulièrement judicieux, l’ingénieur du son apportant un travail différent, posé et pourtant terriblement puissant.

Cannibal Corpse sort ainsi un Gallery of Suicide original dans sa discographie, et vraiment fabuleux, lui permettant de se renouveler brillamment et de conserver l’attention de ses fans. Le death metal étant en hibernation à cette époque, Cannibal Corpse force d’autant plus le respect, rappelant haut et fort aux côtés de Nile, Morbid Angel et Incantation, que le death brutal est encore bel et bien vivant en cette année 1998.

Fabien.

2007-03-31