CANNIBAL CORPSE
THE BLEEDING (CD)
1994 chez Metal Blade Records


Re-Issue in 2006 by Metal Blade Records with 2 bonustracks.

1. Staring Through the Eyes of the Dead 03:30
2. Fucked with a Knife 02:15
3. Stripped, Raped and Strangled 03:27
4. Pulverized 03:35
5. Return to Flesh 04:21
6. The Pick-Axe Murders 03:03
7. She Was Asking for It 04:33
8. The Bleeding 04:20
9. Force Fed Broken Glass 05:02
10. An Experiment in Homicide 02:36

Bonustracks (Re-Issue 2006)
11. The Exorcist (Possessed Cover)
12. Staring Through the Eyes of the Dead (Video)

Total playing time 36:52


Fabien : 16/20
Rompant avec l’habitude de sortir un album à la fin de chaque été, Cannibal Corpse ne revient cette fois qu’en avril 1994, soit un an et demi après la sortie du redoutable Tomb of the Mutilated. A première vue, le groupe floridien n’affiche pas de changement notable, renouvelant le choix de Vince Locke, s’affichant véritablement comme son dessinateur attitré, et de Scott Burns, ingénieur du son des Morrisound Studios. En revanche, Bob Rusay quitte le groupe, étant dès lors judicieusement remplacé par le talentueux Rob Barrett, déjà remarqué chez Solstice et Malevolent Creation.

Restant toutefois fidèle à son concept basé sur les paroles outrancières de Chris Barnes, comme en témoigne l’effroyable Fucked With A Knife, Cannibal Corpse aère pourtant son style, livrant des compositions moins étouffantes et plus rentre-dedans, renforcées par le jeu clair et précis de Rob Barrett, à l’image des l’excellents Pulverized et Force Fed, ou encore de l’éponyme The Bleeding et ses riffs d’intro renversants.

De plus, remarquablement mis en valeur par la production massive et cristalline de Scott Burns, dotant les guitares d’un son particulièrement tranchant, et par l’illustration de Vince Locke, plus clean que d’habitude et ne justifiant sa bascule à l’intérieur du livret (excepté pour des arguments marketing), The Bleeding dispose d’atouts particulièrement convaincants.

The Bleeding marque ainsi un palier dans la carrière de Cannibal Corpse, qui s’améliore et évolue brillamment, alors que chacun le croyait pourtant prisonnier de son style suffocant. L’album clôture ainsi l’ère Chris Barnes de fort belle manière et s’impose une nouvelle fois aux nombreux fans de la bande l’Alex Webster.

Fabien.

2007-03-31