Fabien : 16/20 | Juste un an après la sortie de Butchered at Birth, Cannibal Corpse revient en septembre 1992 avec son 3ème enregistrement, le terrible Tomb of the Mutilated. Le groupe conserve ainsi sa recette explosive, faite d’une production épaisse de Scott Burns et d’illustration horrifiante de Vince Locke, qui livre cette fois deux dessins, le doux à l’extérieur, et l’insoutenable à l’intérieur, mélangeant affreusement le sexe et le gore les plus malsains.
Une nouvelle fois, les paroles sont absentes du livret dans sa version d’origine, mais s’avèrent purement dispensables pour la compréhension de l’esprit torturé de Chris Barnes, à commencer par les titres effrayants I Cum Blood, Necropedophile ou Post Mortal Ejaculation, cachés eux aussi à l’intérieur du boîtier CD.
Côté musique, Cannibal Corpse effectue encore un grand pas en avant, calant désormais parfaitement ses rythmiques assassines et suffocantes, fort d’une expérience acquise durant les nombreuses tournées accumulées. Tomb of the Mutilated est encore plus puissant, technique et varié, rempli de contre temps chers à Cannibal Corpse, et agrémenté des parties de basses rapides et complexes du grand Alex Webster. L’album contient ainsi un côté toujours aussi massif, mais parallèlement plus aéré et entraînant, à l’image du terrible Addicted To Vaginal Skin, ou encore du classique Hammer Smashed Face et de son refrain inoubliable, déplaçant littéralement les foules en concert.
Tomb Of Mutilated constitue donc un très bel effort de Cannibal Corpse, qui s’affirme dans la durée, à grands renforts de prestations scéniques, mais également grâce à des réalisations de qualité toujours accrue. Attendu que les trois premiers album n’ont le droit ni d’être vendus, ni d’être joués dans les contrées germaniques, on s’accorde à croire que les allemands sont décidément bien à plaindre !
Fabien. 2007-03-31
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