SKINLESS
TRAMPLE THE WEAK, HURDLE THE DEAD (CD)
2006 chez Relapse Records


1. Overlord
2. A Unilateral Disgust
3. Deviation Will Not Be Tolerated
4. Trample the Weak, Hurdle the Dead
5. Spoils of the Sycophant
6. Endvisioned
7. Execution of Reason
8. Wicked World (Black Sabbath Cover)


Fabien : 13/20
Trample The Weak, sortant en juin 2006, est le quatrième album des New Yorkais de Skinless, groupe formé en 1992 autour du guitariste compositeur Noah Carpenter. Après un épisode plus expérimental le temps de From Sacrifice to Survival en 2003, Skinless revient avec l’image qui lui convient le mieux : un death/grind lourd et massif, période Foreshadowing Our Demise. D’entrée, la pochette du graphiste attitré de Relapse, l’excellent Orion Landau, affiche clairement la couleur, montrant un soldat achevant l’ennemi sans défense, dans un décor chaotique, soumis aux radiations nucléaires.

Dès l’introduction du CD dans la platine, Trample marque par le son hyper puissant des guitares, lourdes et techniques, collant parfaitement au concept violent et guerrier développé tout au long de l’album. L’ensemble, mixant à la fois ce côté très lourd et tapageur, ne laisse vraiment que très peu de répit à l’auditeur ; des titres comme Overdose ou Unilateral Disgust sont les exemples parfaits du 38 tonnes broyant tout sur son passage, avec leurs parties grind écrasantes et terriblement matrisées. La production de Brett Portzer au Max Trax studios est en ce point brillante, elle apporte une intensité métallique rarement entendue.

Côté chant, Jason Keyser intègre la bande avec beaucoup de brio, usant d’hurlements gutturaux à décorner n’importe quel taureau, mais également d’une voix beaucoup plus écorchée, apportant beaucoup de relief à l’ensemble des compositions. Seule fausse note de l’album à mon humble avis, la reprise de Black Sabbath « Wicked World », certes réussie, mais qui déroge par rapport à l’extrême brutalité du disque.

Bref, vous l’avez compris, Skinless est bien décidé à ne laisser aucun survivant après l’écoute de son death/grind à toute épreuve. Toutefois, Trample The Weak ne révolutionne pas non plus le genre, et ne fera certes pas basculer le groupe de son statut d’outsider à celui de leader ; il reste néanmoins une réalisation sincère, d’une lourdeur particulièrement déconcertante. A recommander tout d'abord aux fans de brutalité à l'état pur, donc bien sûr aux amoureux de la marque Relapse.

Fabien.

2007-05-28