guardian : 17/20 | Rappelez vous, il n'y a pas si longtemps de cela, un petit groupe venu du fin fond de l'Alsace créa la sensation en écoulant plusieurs millier de son album "Usual Tragedy". Ce succès fut mérité à l'écoute de cet excellent opus fortement influencé par Rhapsody, et nous a amplement mis l'eau à la bouche en attendant la suite...
Ce jour est maintenant arrivé et c'est alors que "Raise" est déjà sortis au Japon (et écoulé à plus de 2000 exemplaires) que nous parviennent les 1ère notes des Alsaciens. L'album s'ouvre en douceur avec la chanson éponyme qui commence par un énorme riff et un speech d'...Hitler!!! Et là, la voix de Matthieu envahit tout. C'est lent, c'est émouvant, c'est superbe. Et soudain survient ce passage, cette forteresse de choeurs qui nous traverse littéralement le corps, nous donnant des frissons de partout. La production est énorme, le son fabuleux, et ce morceau est tout simplement indéscriptible tant il fait ressentir d'émotions. On est loin de leur début, mais là, force est d'avouer qu'en 5 minutes Karelia a pondu un hymne et promet de nous en mettre plein la vue. Dès le second morceau on retourne à un heavy plus rapide et plus classique sans pour autant basculer dans le banal, loin s'en faut. Je me répète mais le son est grandiose, spécialement celui de la batterie. Une fois de plus le refrain est destiné a rester ancré dans les mémoires. En plus du chant envoutant de Mat, il est épaulé par une choriste sur "Child has Gone". Même s'il n'a pas totalement disparu, leur côté heavy speed laisse peu à peu place à un heavy plus lourd, lent et progressif, accentuant plus encore les riffs et le chant, et nous retrouverons ce côté tout au long des 10 titres de ce monstre. Sur chaque morceau on pourra donc retrouver un son bien spécial qui semble devenir la marque de fabrique du groupe et qui permettra bientôt, s'il continue dans cette voix, de reconnaitre le groupe dès l'écoute comme on peut aisément distinguer un In Flames ou Stratovarius. Ce ne sont pas les "Cross and Crescent" et autres "Breakdown" qui me contredirons.Et comme si on en avait pas assez bouffé, l'album s'achève sur une reprise splendide du "High Hopes" de Pink Floyd avec un refrain sur fond de double pédale qui ne laissera personne de marbre.
Vous l'aurez compris, Karelia vient de faire un coup de maitre dans sa quête vers le pouvoir, grâce à une affirmation de soi même comme peu aurait osé le faire. Maintenant bien au dessus de la masse de groupe pris au piège dans la mode du revouveau de la scène heavy, les Alsaciens viennent de prouver que tout n'a pas encore été fait et qu'avec travail et perceverance, même un groupe de ce pays pourris peut se mêler aux plus grands. 2005-05-16
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