MORBID ANGEL
DOMINATION (CD)
1995 chez Earache Records


1. Dominate 2.40
2. Where the Slime Live 5.27
3. Eyes to See, Ears to Hear 3.52
4. Melting 1.21
5. Nothing but Fear 4.32
6. Dawn of the Angry 4.39
7. This Means War 3.12
8. Caesar's Palace 6.21
9. Dreaming 2.17
10. Inquisition (Burn with we) 4.34
11. Hatework 5.48

Bonustracks (Japanese Release)
12. Sworn to the Black (Laibach Remix)
13. God of Emptiness (Laibach Remix)


Fabien : 16/20
Enregistré fin 1994 aux Morrisound Studios et sorti en mai de l’année suivante, Domination est le quatrième full lenght de MORBID ANGEL (sans compter Abominations), désormais distribué par une major sur le territoire états-unien. Il constitue une étape importante dans la carrière des floridiens, représentant non seulement le premier album sans titre repris d’Abominations Of Desolation, mais intégrant aussi Erik Rutan en tant que guitariste et compositeur, aux côtés de Trey Azagthoth, habitué à faire souvent cavalier seul dans l’art de l’écriture musicale.

Grâce à l’apport d’Erik, ayant composé pas moins de cinq morceaux d’une étonnante qualité, Domination possède beaucoup de relief, alternant brillamment les titres accrocheurs aux accents Covenant, à l’image des redoutables Eyes To See & Dawn Of The Angry, à d’autres beaucoup plus lourds & écrasants, comme les intenses Caesar’s Palace & Inquisition, pointant en direction du culte Blessed Are the Sick. Au delà des parties purement métal, Domination contient parallèlement une coloration très sombre grâce aux interludes Melting & Dreaming, et à son final Hatework, transpirant une magie noire indescriptible.

Enfin, sur le jeu phénoménal de Pete Sandoval et les riffs inimitables d’Azagthoth / Rutan, David Vincent éructe avec son charisme habituel des vocaux d’une épaisseur sans égale, renforçant l’immense caractère de l’album. Bill Kennedy livre également une production admirable, dotant Domination d’un son massif et particulièrement profond, tout en respectant l’essence même et l’extrême pureté de ses compositions.

D’une technique et d’une brutalité sombre incomparables, Domination confirme une nouvelle fois la suprématie de MORBID ANGEL au sein de la scène death métal. Mais paradoxalement, nombre de métalleux lâchent le groupe à cette période, au profit d’une scène black renaissante, ignorant ou survolant dès lors et désespérément, la richesse et les subtilités du grand Domination.

Fabien.

2007-09-25