EPICA
CONSIGN TO OBLIVION (CD)
2005 chez Transmission Records


1. Hunab K’u "A New Age Dawns" - Prologue
2. Dance of Fate
3. The Last Crusade - "A New Age Dawns" #1
4. Solitary Ground
5. Blank Infinity
6. Force of the Shore
7. Quietus
8. Mother of Light - "A New Age Dawns" #2
9. Trois Vierges
10. Another Me "in Lack’ech"
11. Consign to Oblivion - "A New Age Dawns" #3

Bonustracks
12. Palladium
13. Solitary Ground (Soundtrack Version)
14. Quietus (Grunt Version)


Guardian : 18/20
Voilà maintenant 2 ans qu'Epica se promène un peu partout en Europe sans véritablement faire de pause. Malgré cela, ils ont tout de même trouvé le temps d'enregistrer un Dvd, mais surtout de préparer le successeur de The Phantom Agony alors que le groupe s'apprête à partir en tournée avec Kamelot. Suite d'une épopée sauvage...

Après la très bonne impression qu'a fait leur 1er album, et aux vues de tous les progrès réalisés par le groupe, on est en droit d'attendre quelque chose de très haut avec ce Consign to Oblivion. L'album commence par une traditionnelle intro "Hunab K'u (A New Age Dawns Prologue)" dans la lignée d'"Adyta", avec un mur de choeurs. Mais bon sang qu'est-ce qu'elle est longue!!! Près de 2 minutes! C'est alors qu'on en peut plus d'attendre que les choses sérieuses commencent avec "Dance of Fate", et d'entrée on sait à qui on a à faire. Ces rythmiques speed,ces choeurs, et la voix de la délicieuse Simone Simons qui entre en jeu dans le but de mettre nos sens en ébulition. C'est fortement réussis dès le 1er morceau! Toujours très mélodique, le chant est tout de même un peu moins lyrique que celui du 1er opus. Cette chanson déjà jouée en live passe donc très bien en studio et on prie pour avoir un album entier de cette qualité! Nos espérances vont être excaucées dès le 2nd morceau, lui aussi déjà interpreté lors des concerts les plus récents. "The Last Crusade" permet à la belle de retrouver ses envolées lyriques qu'elle maitrise de mieux en mieux. La mélodie est imparable et le refrain nous donne envie de sauter et de headbanger dans tous les sens. Epica signe là un de ses tous meilleurs morceaux avec un petit côté progressif qui alterne solos calmes et passages speed. La suite sera la superbe ballade "Solitary Ground", 1er single du cd et qui est digne de "Feint". La voix de Simone est vraiment mise en avant et on remarque qu'elle a vraiment fais beaucoup de progrès, suffisament pour ne plus permettre de faire chanter Mark?? Car oui, après 4 chansons, pas un grunts! Il en est de même pour "Blank Infinity" où Simone prend de nouvelles intonations rappelant parfois...Floor!! Une fois de plus ça fait mouche! C'est au début de " Force Of The Shore" qu'on remarque véritablement que quelque chose diffère. En effet Mark est de retour, et pas pour rien, car Epica nous délivre là le morceau le plus violent de sa discographie, et qui fait passer "Seif Al Din" pour du Kyo!!! Inevitable et d'une efficacité redoutable. "Quietus" est un autre morceau déjà joué sur fond de musique médiéval et une nouvelle fois très entrainante. "Mother of Light" est une nouvelle preuve qu'Epica ne va pas renier ses origines et est une véritable claque combinant passages calmes et ultra rapide. Mais la grande force de cette chanson vient de la superposition du chant black de Mark avec celui de la charmante Simone qui rend parfaitement bien, et ça ne termine plus. Une autre ballade ensuite "Trois Vierges" chantée en duo avec Roy Khan (Kamelot) et qui n'a pas vraiment d'autre but que de tapper dans l'émotion. "Another Me In Lack'ech" rapelle parfois "The Last Crusade" en moins speed et Simone est une nouvelle fois mise en avant. Et comme si on en avait pas encore pris assez dans la tranche, et à l'instard d'un "The Phantom Agony", Epica nous achève avec la chanson éponyme "Consign to Oblivion" qui frôle les 10 minutes. Véritable monument du heavy metal, cette chanson résume à elle seule toute la jeune carrière d'Epica ; tout y est : grunts, émotions, voix pop, lyrique, violence, haine, amour, peine, joie, choeurs,... Absolument tout ce qu'Epica nous a restranscrit jusqu'à présent se retrouve dans cette merveille qui s'achève maintenant après ses 11 titres.

Suite à l'évolution du groupe, Epica se devait d'assurer pour confirmer son statut de groupe montant, mais je ne m'attendais honnêtement pas à un tel chef d'oeuvre. Sans dire que cet album est parfait, je n'ai relevé aucun faux pas, et on prend vraiment son pieds tout au long des 11 chansons de ce monument, qui ne devrait pas tarder à être un album rérérence pour bon nombre de groupes. Son excellent, combinaison des voix et des instruments parfaite, chansons et mélodies vraiment dignes d'être des hymnes, très riche et très varié...
Vous l'aurez bien compris, cet album est une vraie perle, un must absolu qui risque fort de finir en tête des albums de l'année. Et il y a fort à parier qu'avec un tel chef d'oeuvre Epica sera bientôt dans le peloton de tête du métal atmosphéro-symphonique, au même titre que Nightwish et Within Temptation. C'est à n'en pas douter...

2005-03-16