IMPERIAL BLACK CEREMONY
THE BETTER ANGELS ARE ALL DEAD (Album)
2012, Auto-Production


1. Intro
2. Redemption
3. Eternal Sorrow
4. Fate Unclear
5. Desesperate
6. Penumbra
7. Take My Breath and Leave Me Dead
8. Depressive Conditions of Humanity
9. Outro


Matai
Un souffle de vent...une mélodie mélancolique...une atmosphère froide et désespérée...

A eux seuls, ces quelques mots pourraient suffire à décrire la musique d'Imperial Black Ceremony, one man band français de black metal. Pas besoin de chercher les grands mots pour qualifier un opus aussi beau et déprimant à la fois, aussi suave qu'agressif. Et pourtant, il va falloir en parler un peu de cet opus, sorti il y a quelques semaines déjà.

Le maître à penser Vidar aura mis prêt de quatre ans pour en arriver là, en produisant tout chez lui. Ici, nous avons à faire à bien plus que du black mélodique. Il s'agit avant tout de black ambient aux atmosphères dépressives. Il ne faut donc pas s'attendre à une production en béton, bien au contraire, mais à quelque chose d'assez raw, plutôt influencé par Burzum et consorts. Le rythme est loin d'être rapide, le chant plaintif et écorché n'est pas omniprésent et les guitares crues sont loin d'avoir le premier rôle.

En réalité, à l'instar d'un Profanum, tout se base sur les claviers. Si à la base, ce projet devait être de l'ordre du black symphonique, il subsiste tout de même quelques traces, notamment la présence continue des claviers. Ces derniers créent l'atmosphère à mesure que les autres instruments la perpétuent. Le tout sonne froid et sombre, mélancolique et torturé. Il y a malgré tout un envoûtement mystique, à la manière de cette pochette où plusieurs moines se dirigent vers un drôle d'édifice.

Les plages sont principalement très calmes, très enveloppantes, bercées par des mélodies sombres. Le vent sur l'introduction et « Desesparate » accompagnent les différentes mélopées, le piano de « Take My Breath and Leave Me Dead » enfonce encore plus l'auditeur dans une atmosphère désespérée voire occulte, à la manière d'un « Since the Creation » de Samael sur « Blood Ritual », avant l'arrivée des guitares et du chant black.

Malgré ces indéniables qualités, on reste sur notre faim. D'une part, les pistes sont très courtes. Il est vrai qu'elles possèdent chacune leur petite touche mais on aurait aimé qu'elles durent un tout petit plus longtemps, histoire d'apprécier les ambiances à leur juste valeur. D'autre part, la production pêche. Le raw en soit n'est pas gênant, bien au contraire, il apporte beaucoup à ce disque. Il s'agit surtout de la batterie, qui sent le synthétique à plein nez et qui peine à varier ses rythmes. C'est toujours pareil avec les mêmes enchaînements. Pour tout dire, si elle avait été supprimée, ç'aurait été tout aussi bien.

Un souffle de vent...une mélodie mélancolique...une atmosphère froide et désespérée...

Nul besoin d'en dire davantage...

2012-09-17 17:34:04