EBONYLAKE
ON THE EVE OF THE GRIMLY INVENTIVE (CD)
1999 chez Cacophonous Records


1. The Author of the Burning Flock
2. The Wanderings of Ophelia Through the Untamed Countryside
3. On the Eve of the Grimly Inventive
4. Within Deepest Red (The Opening of...)
5. An Autumn to Cripple Children
6. A Voice in the Piano
7. The Music and Woe Between Horse Thieves


Nattskog
« Ils sont fous ces anglais ! »
Voilà ce qu’on se dit en écoutant Ebonylake… à moins d’être aussi cinglé, ce qui tiendrait du ressort de l’internement.
Ebonylake est un groupe de Black Metal Horrifique, un peu dans la veine de Tartaros ou de Morgul. L’usage des claviers est chez eux aussi indispensable que chez un groupe comme Dimmu Borgir car à eux seuls ils donnent l’ambiance très particulière et complètement folle qui règne sur tout l’album.

Comme le dit Julien, la musique est « anarchique » : le jeu des guitares, la batterie et même les chants sont disposés d’une façon complètement ahurissante, totalement barjo, les uns par dessus les autres, se chevauchant, le coupant, reprenant le dessus etc. dans un méli-mélo indescriptible très compact et extrêmement complexe.
Le niveau technique des musiciens est lui aussi absolument dingue ! La rapidité des guitares et leur jeu ultra complexe, fait de breaks, d’accélérations et de changements de riffs en permanence donne matière à méditer pour pas mal de pseudo groupes de Black Metal et même de Death.
Les claviers, imitant pas mal d’instruments différents, du violon au piano en passant par le clavecin et encore moult autres choses viennent perturber l’écoute déjà difficile du jeu des guitares. La teinte horrifique qu’ils donnent au son général de l’album est assez poussée et les chants féminins fantomatiques renforcent encore davantage cette ambiance délirante de manoir anglais du XIXème, comme on peut les imaginer dans les ouvrages des écrivains romantiques.
Tous ces éléments mélangés (guitare hyper complexe, claviers déments, chants angoissants) font de cet album un vrai cauchemar auditif… aucun groupe de Black n’avait atteint un tel niveau avant eux et il y a fort à parier que depuis non plus.
L’ensemble ne s’apprécie pas forcément facilement, c’est évident, et il est assez difficile d’accrocher comme ça à la première écoute.
Toutefois, je pense qu’une fois un peu grisé par quelques bouteilles de vin, on peut aisément rentrer dans le trip et apprécier au moins le côté horrifique.

A écouter, à étudier… à apprécier pour les plus extrêmes !

2005-06-28