BLUT AUS NORD
THEMATIC EMANATION OF ARCHETYPAL MULTIPLICITY (EP)
2005 chez Candlelight Records


Subtitle :
"Soundtracks for Scientists of
Occult Synchretism"

1. Enter (the Transformed God Basement) 4.47
2. Level-1 (Nothing is) 7.58
3. Level-2 (Nothing is not) 7.10
4. Level-3 (Nothing Becomes) 7.14
5. Exit (Towards the Asylum) 1.01

Total playing time : 28.10


Svartolycka
Précisons le d’emblée, ceux qui s’attendaient avec impatience d’une pièce du même acabit que le dernier album-studio, leurs cervelles risquent de se retourner dans leurs chaussettes. Et pour simple cause, la dernière pièce du groupe n’a strictement rien de black. Déjà, c’est sûr que certains vont tirer franchement la gueule à l’écoute de ce disque. Bien d’éléments nouveaux font leurs apparitions sur ce disque qui plus en fait une introduction d’une autre facette de Vindsval. Pour être plus simple, prenez « The Work Which Transform God », vous enlevez globalement tous les éléments black, vous ajoutez des rythmes indus, des grésillements stridents ainsi que des chants spirituels en retraits et vous avez la contenance de ce mini-cd.

Il vaut mieux chercher du côté une sorte de métal-indus, assez proche de Godflesh subissant néanmoins un traitement très ténébreux de la part de son compositeur, mélangé à du dark-ambiant qui ne va pas sans rappeler les enregistrements de Raison d’Être (déjà présent sur « The Work Which Transform God »). Il est clair que Vindsval délaisse le côté-métal de sa musique, la globalité du disque étant plus ancrée dans l’ambiant-indus, néanmoins les puristes retrouveront des lignes de guitares désincarnées (« Nothing Is ») directement exhumées du dernier album studio. Cela étant dit, il est clairement écoutable que la démarche du chef d’orchestre est d’aller plus loin dans les atmosphères obscures d’une manière plus éthérée mais tout aussi nauséabonde et bien que des rythmes très indus sont présents sur la galette, ce qui ressort le plus c’est bel et bien l’aspect d’une déliquescence sombre porté par un nihilisme suintant et brouillé (la pochette en dit long là-dessus).

Nantie d’une architecture très froide et synthétique (Enter, Level 1, Level 2 ect…), cette nouvelle pièce de Blut Aus Nord, bien que trop courte (28 min), est l’une des grandes surprises de ce début d’année 2005. Tout simplement différent, ce disque est le synonyme d’un nouveau départ.
Et comme le dis si justement Vindsval : « Art Has No Limits ». Cela s’applique bien sur cette galette.

2005-02-21