METALLICA
S&M (Live)
1999 chez Vertigo Records


Also released as a box with the title "Symphony" by Elektra Records in 2000.


DISC 1

1. The Ecstasy of Gold (Ennio Morricone Cover)
2. The Call of Ktulu
3. Master of Puppets
4. Of Wolf and Man
5. The Thing That Should Not Be
6. Fuel
7. The Memory Remains
8. No Leaf Clover
9. Hero of the Day
10. Devil's Dance
11. Bleeding Me


DISC 2

1. Nothing Else Matters
2. Until It Sleeps
3. For Whom the Bell Tolls
4. Human
5. Wherever I May Roam
6. The Outlaw Torn
7. Sad But True
8. One
9. Enter Sandman
10. Battery


MercuryShadow : 12/20
A première vue, l'idée d'adjoindre un orchestre symphonique à Metallica semble plutôt saugrenue. Mais après tout, les titres du quatuor ont toujours eu une dimension cinématographique certaine, et le fan, quoique circonspect, peut donc se pencher sur ce disque sans craindre que les morceaux soient totalement dénaturés...
Disons-le d'entrée, le résultat est pour le moins inégal. Lorsque "Call of Ktulu" déboule, on adhère à la démarche: l'orchestre et le groupe se répondent impeccablement, et le titre sort magnifié de cette rencontre. Mais dès l'arrivée de "Master of Puppets", l'auditeur grince des dents: la batterie sonne étouffée, lointaine; les guitares ont du mal à se faire entendre, perdues au milieu de dizaines d'instruments, et le morceau, à l'origine si aggressif, paraît soudain très mou! Il en ira de même du reste de l'album, alternant le bon et le médiocre, voire l'insupportable.
Pour ce qui est des réussites, on trouvera une version surpuissante de "Of Wolf and Man", un "Wherever I May Roam" bien sympathique, et un "Enter Sandman" d'anthologie. Dans le domaine du passable, citons les deux nouvelles compos jouées ce soir-là (No Leaf Clover" et "-Human""), un "Battery" amoindri par l'orchestre, et, de fait, la majorité des morceaux interprétés ici, dont le rendu est nettement moins puissant qu'à l'origine. Mais ce qui peut vraiment agacer le fan, c'est la part faite aux chansons issues de Load et ReLoad, deux albums assez insignifiants (et je suis poli!). "Hero of the Day" est une infâme bouillie, "Devil Dance" d'une nullité affligeante, et on ne peut retenir ses baillements à l'écoute de ces titres trop longs, trop mous, et surtout trop nombreux.
Ajoutons enfin que "One" se fait allègrement saccager par des parties orchestrales sirupeuses, et l'on comprendra aisément que nous sommes en présence d'un disque à l'intérêt réduit, qui n'a en fait d'autre qualité que d'être l'unique témoignage Live officiel de la période controversée Load-ReLoad.
Alors, le S&M? Une entreprise qui a fait débat, c'est certain, mais qui n'a sommes toutes débouché que sur un album mineur. Tout simplement.

2005-08-05