NASUM
SHIFT (CD)
2004 chez Relapse Records / No Tolerance Records


1. Particles
2. The Engine of Death
3. Twinkle, Twinkle Little Star
4. No Paradise for the Damned
5. Wrath
6. Fear is your Weapon
7. The Deepest Hole
8. High on Hate
9. Pathetic
10. Circle of Defeat
11. Like Cattle
12. Ros
13. The Smallest Man
14. Cornered
15. Strife
16. The Clash
17. Hets
18. Closer to the End
19. Fury
20. Fight Terror With Terror
21. Ett Inflammerat Sar
22. Deleted Scenes
23. Creature
24. Darkness Falls


Hellriser : 18/20
Étant l'ultime album précédant le malheureux tsunami qui a emporté Miesko A. Talarczyk, "Shift" est un incontournable pour les fans de Nasum.

Nul ne sera déçu, la voix criarde et rageuse de Mieszko A. Talarczyk, les blast beats ainsi que les riffs de guitares tout aussi puissants les uns que les autres font de chaques pièces un véritable hymne à la destruction. Mieszko est peut-être mort désormais, mais à chaque écoute on le sent revivre et c'est ce qui crée la magie présente tout au long de l'album.

Un des points forts à mon avis de "Shift" est sans aucun doute les paroles. Du début à la fin, on a droit à une incontestable critique de la société qui nous fait réaliser que l'humain est un véritable manipulateur qui nous cache sans cesse la vérité. Ce qui fait tout drôle, c'est qu'en prenant connaissance de ces paroles, la musique prend une toute autre forme. Elle devient comme un pilier supportant chaque syllabe, chaque cri de rage.

Ce qui est remarquable dans la façon de Nasum de manier l’art du grindcore sur "Shift", c’est les transitions entre les différents riffs et les différentes mélodies. Malgré la courte durée de pièces (certaines dépassent tout juste les 50 secondes), on remarque qu’ils prennent le temps de bien inculquer leur riff avant de passer à un autre.

La production est aussi juste et équitable, car en effet, le grind, ce n’est pas du true black metal, on se doit d’avoir un minimum de qualité sonore tout en gardant les aspects plus old-school du son des débuts thrash pour que l’auditeur puisse sentir la rage des riffs et ce, Nasum l’effectue à merveille.

Bref tous ces facteurs font que Nasum est passé maître et est maintenant un groupe incontournable du grindcore. Ces facteurs font aussi que Nasum va bien me manquer. Cet album est un des meilleurs que je possède pour toutes les raisons que j’ai mentionnées plus haut. «Mieszko is not dead» comme le démontre si bien ce "Shift".

Mes pièces préférées : The Smallest Man, Fury, Closer to the End, Deleted Scenes

2006-12-16