PROTECTOR
A SHEDDING OF SKIN (CD)
1991 chez Major Records


1. Intro
2. Mortuary Nightmare
3. A Shedding of Skin
4. Face Fear
5. Retribution in Darkness
6. Doomed to Failure
7. Thy Will Be Done
8. Whom Gods Destroy
9. Necropolis
10. Tantalus
11. Death Comes Soon
12. Unleashed Terror

Bonustrack
13. Towards Destruction


Fabien : 17/20
Protector, pionnier du death allemand avec ses confrères Morgoth et Atrocity, sort son 3ème album fin 1991, au milieu d’une multitude d’albums cultes sortis cette même année. Si le combo jouait un thrash relativement obscur au milieu des années 80, il explose ici au grand jour avec une musique complètement revisitée, aux accents death métal particulièrement marqués, à l'intensité considérable.

A Shedding of Skin débute sur une très belle intro aux claviers et guitares acoustiques, s’assombrissant assez vite et annonçant dès lors une déflagration sonore imminente. En effet, dès Mortuary Nightmare, Michael Hasse assène des grosses rythmiques rapides et puissantes, soutenu par les riffs death thrash terrassants et les vocaux d’Olly Wiebel, alternant guttural et éraillement, donnant un relief formidable à l’ensemble. La multitude de breaks écrasants, d'accélérations mortelles et d'ambiances sombres, ne laissent décidément aucun répit à l’auditeur, qui frôle alors l’arrêt cardiaque lors de Tantalus, un des titres parmi les plus lourds et les plus incisifs jamais enregistrés.

A Shedding of Skin, enregistré aux Music Lab Studios par Harris Johns en personne (Kreator, Pestilence, Immolation), bénéficie de surcroît d’un son d’une épaisseur et d’une agressivité exemplaires. Enfin, pour ne rien gâcher, le disque est présenté avec un artwork très réussi et très tape à l’oeil du jeune Joackim Luetke, artiste reconnu de nos jours par son travail pour Dimmu Borgir, Kreator ou Arch Enemy.

Montrant un nouveau visage en cette terrible année 1991, Protector livre un album racé et tout en puissance, satisfaisant à coup sûr les deathsters de la première heure. A Shedding of Skin possède en effet largement sa place aux côtés des Considered Dead, Decameron ou The Treasures Within (de Gorguts, Epidemic et Merciless) sortis durant cette même période, et qui eux non plus, n’ont pas eu la promotion et le succès qu’ils auraient amplement mérités.

Fabien.

2007-04-27