MetalAngel : 16/20 | | Voici le troisième album du compositeur talentueusement dingue, l'italien Luca Turilli, qui nous démontre une fois de plus qu'il n'a que ça à faire : composer, encore et encore et toujours composer. Mais, est-ce que ce rythme éfreiné initié en 1996 lors de la sortie du premier album de son groupe principal, Rhapsody, ne porte-t'il pas préjudice à son inspiration fertile? Eh bien, il s'agit d'une question à laquelle je vais vous répondre par la négative, car, quand bien même cet album soit, à première vue, mou et sans saveur, il est à des années lumière de la platitude. En effet, c'est un album qui a posé énormément de problèmes à son concepteur, qui a dû, pour l'occasion s'armer de patience (2 années séparent 'Prophets Of The Last Eclipse' et ce 'Infinite Wonders Of Creation') et engager une chanteuse inconnue du grand public, la diva Bridget Fogle, pour pallier aux troubles vocaux rencontrés par Olaf Hayer, qui ne pouvait plus chanter aussi haut que par le passé. Mais, ce n'est pas vraiment un obstacle pour le bel italien qui nous a concocté ici un album subtilement délicieux et progressif à souhait. On retrouve toujours les ingrédients qui ont contribués à mener Luca sur le chemin de la reconnaissance générale, c'est à dire, ces parties symphonico-classiques de toute beauté et ces tempos endiablés, totalement cohérents. Ce disque s'apprivoise lentement au fil des écoutes, qui nous amènent à la conclusion suivante : Luca Turilli n'est plus un simple musicien métal, mais, un compositeur de grande classe. Ses influences B.O.esques ressortent de façon explicite et ceci pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Il n'y a rien de plus excitant, musicalement parlant, bien sûr, que de goûter à ce mélange fabuleux entre lourdeur des riffs et la puissante grandiloquence d'un orchestre et d'un choeur classique. Quant au concept général développé dans la saga, débutée en 1998 avec 'Kings Of The Nordic Twilight', celui-ci est passé d'une atmosphère médiévale à une aura futuriste pour aboutir à quelque chose de plus contemporain, d'actuel. Exit les elfes et les vaissaux spatiaux, Luca a, cette fois-ci, insisté sur les beautés de notre mère à tous, la splendide Gaïa, la Terre, avec une réflexion philosophique, dont je ne vous parle pas, vous laissant le soin de la découvrir par vous-même. Il ne faut, par conséquent, pas s'arrêter à une seule session d'écoute, mais, passer et repasser plusieurs fois cette nouvelle offrande de l'italien, pour en dégager toutes les particularités et les richesses innombrables, parsemées par-ci par-là, de façon discrète. Précisons toutefois que tous les morceaux ne sont pas des tubes, mais, qu'ils possédent une joliesse exceptionnelle. Citons, en particulier, la magistrale composition qu'est "Mother Nature" (interprétée par Bridget Fogle), "The Miracle Of Life", "Silver Moon", l'arabisant "Pyramids And Stargates", "Mystic And Divine", sur laquelle les voix d'Olaf et de Bridget se marient parfaitement et merveilleusement et, enfin, l'épique morceau éponyme, le sombre et inquiétant "The Infinite Wonders of Creation", qui termine l'album, moins bien que "Prophets Of The Last Eclipse" ou "Kings Of The Nordic Twilight". Vous aurez, donc, l'occasion de découvrir une oeuvre intéressante, séduisante à plus d'un titre que, j'en suis sûr, vous vous procurerez rapidement. 2006-07-01
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