BATHORY
BLOOD FIRE DEATH (CD)
1988 chez Under One Flag / Black Mark Production


1. Odens Rides over Nordland 3.01
2. A Fine Day to Die 8.36
3. The Golden Walls of Heaven 5.23
4. Pace 'Till Death 3.40
5. Holocaust 3.26
6. For all Those who Died 4.58
7. Dies Irae 5.12
8. Blood Fire Death 10.30
9. Outro 0.59

Total playing time : 45.45


Kuroikarasu : 18/20
Un des meilleurs albums de Bathory, si ce n’est le meilleur. Un viking metal de haute volée rarement égalé par la suite. Tout est présent dans les morceaux : les passages épiques, les passages plus atmosphériques, la violence et la rage. On sent l’odeur du sang et de la mort sur les champs de bataille, on ressent le courage des « einherjer » ou guerriers tombés au combat, futurs locataires du Valhalla... Ne cherchez pas une quelconque complexité dans les arrangements ou l’écriture de la musique, c’est du metal direct et rentre-dedans, sans fioriture inutile. Les riffs sont simples, puissants et ô combien mémorables, la batterie ressemble à une charge de cavalerie et la voix de Quorthon (dont je ne suis paradoxalement pas très fan) résonne comme jamais auparavant. La période heavy/viking est à mon avis bien meilleure que la période antérieure plus « black » du groupe (qui n’est pas vraiment « black » pour moi d’ailleurs) et cet album n’est pas là pour démentir ce constat... On a les bases de futurs styles musicaux comme le black ou le death et nom de Thor, c’est bon !!! La musique est simple, comme je l’ai dit plus haut, mais très majestueuse et il est franchement difficile de ne pas trouver quelque chose que l’on puisse aimer dans cet album.
Le petit plus de cet album, ce sont les paroles de Quorthon qui s’est « amusé » à faire des accrostiches dans deux de ses textes !! Je rappelle ici que ce sont des figures de style qui font en sorte qu’en prenant la première lettre de chaque ligne d’un texte, on obtienne un message... Le plus « drôle » est le morceau « Dies irae » qui donne « Christ the bastard son of heaven » !!
Voilà, un peu d’humour ne fait jamais de mal, à part aux moutons religieux, et ça n’est pas pour me déplaire...
Un formidable album avec des titres immortels comme « The golden wall of Heaven » ou «Pace ‘till death ». A noter également l’intro très ambiant, présente seulement sur le cd.


2004-12-06