BEERGRINDER : 14/20 | La signature chez Osmose Productions va donner à Marduk une autre dimension, en rejoignant désormais une écurie phare de ce début des 90’s aux côtés de Impaled Nazarene et Immortal, les suédois vont avoir l’opportunité d’exporter leur musique hors le leur pays. Musicalement aussi le groupe de Morgan Hakansson a fait évoluer son registre, les grosses influences Death du premier album ont quasiment disparu, Those of the Unlight (1993) montre un Marduk trouvant clairement son identité, posant dès lors les bases du Black Metal à la suédoise.
Les rythmiques lourdes à la Grave / Edge of Sanity laissent la place dès Darkness Breeds Immortality à des riffs frénétiques et des guitares accordées beaucoup plus aiguës. Bien qu’enregistré comme le précédent au Hellspawn Studio, le son est bien différent et heureusement : imaginez la production de Pure Holocaust sur Into The Grave…
Joakim Av Gravf le batteur, a cette fois ci pris également le micro et son chant est nettement plus criard que celui d’Andreas Axelsson, collant parfaitement à la nouvelle orientation de Marduk. Those of the Unlight constitue donc en quelque sorte la genèse du Black Metal à la suédoise : riffs agressifs, breaks abruptes, musique dans l’ensemble plus brutal que du côté de la Norvège et un son plus clair et tranchant qui rebute tant certains inconditionnels du côté crade et sombre de Darkthrone.
Si l’album n’est pas parfait, certains plans sonnant parfois un poil redondant notamment, il contient tout de même quelques morceaux de bravoures qui convaincront les plus sceptiques : Those of the Unlight et son riff final apocalyptique, le vindicatif A Sculpture of the Night ou encore On Darkened Wings, l’un des premiers classiques que Marduk reprendra régulièrement sur scène. Quelques chansons au tempo plus posé viennent varier l’atmosphère du disque, tel le final Stones Sands It’s Silent Vigil ou un Burn My Coffin à tiroirs débutant furieusement pour ensuite donner dans des ambiances plus plombées où la basse pulse au dessus de l’ensemble : le meilleur titre du disque à mon sens, annonçant d’ors et déjà les atmosphères sombres et épiques de leur disque suivant.
Les hommes de Morgan Hakansson ont trouvé leur voie avec Those of the Unlight, ils confirmeront magistralement l’année suivante avec le monumental Opus Nocturne.
BG
2009-01-14
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