Kuroikarasu : 16/20 | Premier véritable album Black Brutal de Marduk, encore assez soft cependant en comparaison de ce qui arrivera plus tard, vraiment très intéressant par ses expérimentations et sa variété. On ne ressent presque plus l’influence death et le son se rapproche vraiment de ce qui se fait de mieux dans le black du moment, à savoir Darkthrone, notamment grâce à la production pourrie très « je joue dans ma cave » qui fait l’essence même du Black Metal. C’est on ne peut plus « raw », guitares et basse sont archi-saturées et la batterie (quoiqu’un peu envahissante parfois) est assourdissante. Vocalement, c’est éraillé, criard, comme du bon black haineux de derrière les fagots... Cette musique transpire la maturité et pose définitivement le style musical reconnaissable entre mille de Marduk.
Alors pourquoi acheter cette galette, me direz-vous, puisqu’après tout, ce qui était original il y une dizaine d’années ne l’est plus guère aujourd’hui dans la « surproduction black à la mode » actuelle ? Et bien tout d’abord, il faut avouer que peu de groupes, à l’instar de Marduk, sont capables de sortir une qualité musicale pareille dans le monde du Black Metal (j’entends par qualité l’écriture et la complexité des arrangements) et puis il y a un petit plus sur cet album, c’est le morceau « Echoes from the Past », sorte d’ovni, assez ambiant, où l’on entend divers éléments naturels (clapotis d’un ruisseau, souffle du vent...) qui n’est définitivement pas « Mardukien » mais on ne peut plus inspiré et agréable à écouter. Ce morceau est d’ailleurs mon préféré puisqu’unique parmi tous les morceaux sortis jusqu’à maintenant par ces fabuleux Suédois.
2008-11-21
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