OPETH
STILL LIFE (CD)
1999 chez Peaceville Records


1. The Moor 11.26
2. Godhead's Lament 9.48
3. Benighted 5.00
4. Moonlapse Vertigo 9.00
5. Face of Melinda 7.59
6. Serenity Painted Death 9.14
7. White Cluster 10.02

DVD (2008 Release with DVD Bonus)

1. Still Life (5.1 Mix)
2. Face of Melinda (Live Video)

Total playing time : 62.29


sargeist : 18/20
Après la relative déception de "My Arms,Your Hearse", les suèdois d'Opeth retournent au Studio Fredman début 1999, avec un nouveau et jeune bassiste à l'appui, Martin Mendez, ami du batteur Martin Lopez, tous deux Sud Américains.

Mikael Akerfeldt se dit plus motivé et plus inspiré, et ca va s'entendre!!!
Un nouveau départ est engagé pour le groupe, et c'est en quelque sorte une renaissance, tout en évoluant de facon notable. Ce qu'on appelle la maturité.

Opeth a trouvé son type de son, clair, chaud, un peu typé seventies tout en restant assez metal. Les accordages de guitares ont changés, ca s'entend, plus pures, moins d'effets. Martin Lopez commence a faire voir son talent, un jeu plutot personnel, et la basse joué aux doigts du jeune Mendez ajoute un petit plus.

Les titres sont bien plus structurés, toujours beaucoup de breaks acoustiques, de riffs et mélodies divers, de solis pertinents, mais qui réapparaissent plusieurs fois dans les morceaux. Idem pour les lyrics, qui se répètent pour plus s'ancrer dan la tete. Un petit peu moins prog' fourre tout quoi, mais ca reste loin des chansons schémas couplet-refrain-couplet-refrain-solo-refrain cher aux groupes de heavy.
Cela reste surprenant.

L'album est plus soft de manière général, plus de place au chant clair de Mike qui reserve quand meme de fort moments gutturaux. C'est aussi l'opus le moins sombre, mais toujours aussi spleen-melancolique, surtout sur les titres acoustiques -Benighted- et -Face of Melinda-. Plus de lumière, mais c'est loin de Helloween.

-The moor- commence de manière surprenante, un fondu à l'envers du plus bel effet. Le reste n'est que trouvailles mélodiques entrecroisés avec de gros passages Death.

Le titre -Moonlapse vertigo- a tout pour plaire en live, un couplet doux et groovy couplé d'un refrain monstrueux.

Certains passages de -Serenity Painted Death- sont des odes au pur Headbanging, et -White cluster- clot de toute beauté avec un excellent passage psychédélique.

L'exemple type du groupe qui se réinvente tout en gardant ses spécificités. La voix chantée de Mike illumine l'album. Une reconstruction incroyable, teintée de touche seventies et plein de groove, un exploit pour un groupe Death à la base. Mais peut on les mettre encore dans cette catégorie, ou une autre?

Un groupe unique et inimitable. Un des seul qui n'a pas -et ne peut pas- avoir de clones. Trop supérieur...

the reborn of a legend...


2006-01-31