Nagotar : 14/20 | Aprés son début monstrueux (dans le sens Brutal Death du terme) à renfort de basse vrombissante, et de rythmique slayerienne fracassée, une production horriblement rentre-dedans (du death metal traditionnel), un chant guttural et caverneux à souhait bourré de talent, "Satan Spawn, The Caco Daemon" s'avère être chanson saccadée de technique, à la basse omniprésente et la batterie géniale (en fait ce sont de sanglants martèlements perpétuels, à l'image du refrain). Un véritable hymne satanique sombre et torturé, et en passant, un trés bon titre. La batterie et sa double pédale meurtrière, trés bien servie pas la production adéquate, sont remises à l'honneur dés le deuxième titre, "Dead But Dreaming" (et il en sera ainsi sur tout l'album) ; titre à la technique torturée, au chant possédé et purement démoniaque. En somme, du trés gros Death Metal old-school teinté de passages trés thrash vers la fin (une influence probable de Slayer ?). A l'image du troisième titre, Deicide s'illustre par sa technique hypnotisante et enniverante, ses innombrables fractures dans les riffs et les roulements de double pédale, quasi-insupportables et qui rendent la musique assez stressante par moments - il s'agit de death metal relativement technique, trés précis et laissant peu de répis à l'auditeur en quête de repos...
Ca n'est qu'au début de "Trifixion" qu'on s'aperçoit d'un manque de fraîcheur et de variété (est-ce l'effet abysses infernales ?). Heureusement cette idée disparait rapidement, avec quelque variations dans le riff principal et le chant toujours aussi somptueux (et qui apporte définitivement beaucoup aux compos, la prestation de G.BENTON force le respect), puis l'embrasement du riff lorsque la batterie part (à plusieurs reprises, Dieu soit loué) en blast beats... "Behead The Prophet" est un titre trés énervé, parcemé de rythmique thrash trés agressives (et les riffs assassins qui vont avec, rappellant à l'auditeur un early-Slayer rageur), ainsi que, comme sur le reste de l'album, une technique meurtrière et un chant diablement accrocheur, dévoué et puissant. Le titre suivant, "Holy Deception" est sensiblement plus "calme" (si on peut dire...) ; on se vautre ici dans la crasse du Death Metal ricain du début des années 90 dans toute sa splendeur... En plus incisif (et surtout plus énervé et aiguisé que nombre de leurs compatriotes), certes, mais nombre d'éléments traditionnels demeurent : le solo sympa au milieu du titre, la double pédale déchaînée, le riff bien gras et viril qui vous colle aux pompes comme cette odeur de sueur (qui me rappelle les chicken de McDonald's) quand vous vous êtes pas lavés depuis quelques temps.
Le niveau d'intensité remonte d'un cranc avec "In Hell I Burn", probablement le titre le plus couillu de l'album : un début trés brutal, un riff thrash diabolique, aucune concession, seul du gros riff en acier, des blasts à de nombreux moments, des roulements de double pédale incessants... On arrive enfin, en toute "simplicité", au dernier titre de l'album, "Revocate The Agitator", qui résume à merveille la substance de l'album, à savoir des coups de bottes dans la gueule à longueur de temps, le côté thrash d'un bon Slayer, en somme du gros Death Metal satanique, et puis l'intolérable double pédale et ses roulements ininterrompus, et biensûr - ce qui me marque le plus chez Deicide - le chant démentiel et rageur de Glen BENTON. 2008-01-04
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