AUTOPSY
SHITFUN (CD)
1995 chez Peaceville Records


01-Deathmask
02-Humiliate Your Corpse
03-Fuckdog
04-Praise the Children
05-The Birthing
06-Shit Eater
07-I Sodomize Your Corpse
08-Geek
09-Brain Damage
10-Blood Orgy
11-No More Hate
12-Grave Violators
13-Maim Rape Kill Rape
14-I Shit on Your Grave
15-An End to the Misery
16-The 24 Public Mutilations
17-Bathe in Fire
18-Bowel Ripper
19-Burnt to a Fuck
20-Excremental Ecstasy


Fabien : 11/20
Octobre 1995. Trois ans exactement après la sortie d’Acts of the Unspeakable, Chris Reifert et ses acolytes reviennent avec leur quatrième et dernière défécation sous le nom d’Autopsy, remplaçant au passage Josh Barohn à la basse par Clint Bower, transfuge d’Hexx, furieuse formation thrash death californienne.

Entre son nom, sa pochette et ses paroles ridicules, Shitfun décroche sans conteste la palme de l’album métal le plus crade, répandant une puanteur et affichant une désinvolture, qui n’invitent pas à prendre sa musique très au sérieux.

D’une durée record de 50 minutes, Shitfun lâche une vingtaine de titres death doom très caractéristiques au groupe, mais développés sur des structures relativement dépouillées. Bien que ses premiers titres soient assez marquants, à l’image du bon Deathmask, l’album se perd alors inévitablement dans des passages similaires, lui conférant sa grande linéarité. Les riffs de Danny Corralles et d'Eric Cutler sont certes percutants, mais atténués par une production décidément trop cradingue pour apporter le relief et l’épaisseur nécessaires.

Loin des atmosphères glauques et intenses dégagées sur les cultes Severed Survival et Mental Funeral, Shitfun est un album basique, ne contenant à ce titre rien de transcendantal. Autopsy conserve toutefois une identité très forte, délivrant un death doom parfaitement rôdé et reconnaissable entre 1000, plaisant à coup sûr aux fans du style gras et authentique du quatuor californien. Enfin, pour les inconditionnels, Autopsy continue son aventure sous le nom d’Abscess, sans Eric Cutler toutefois, mais dans la parfaite continuité du style nauséabond et désinvolte de Shitfun.

Fabien.

2007-03-26