Svartolycka : 16/20 | Ah ! Cet album… Presque dix ans au compteur et pourtant certains ont tendance à l’oublier. Pourtant, ce disque est le meilleur de la formation death suédoise. Jamais le groupe n’aura su retrouver ces mélodies variées, ce jeu de guitares splendide, bourrées de sensibilité et d’ingéniosité.
« The Gallery » est l’album qui monta à son apogée le death mélodique, volant à mille lieux du pourtant très bon et regretté At The Gates, le groupe montrait que la mélodie est un élément indispensable à l’élaboration d’un disque. Chaque titre transpire d’une sincérité réelle et poignante. Tous les instruments sont d’une intensité égale et parfaitement équilibré. Des incursions de piano ainsi que d’une voix féminine sur des titres tel « The Gallery » et « …Of Melancholy Burning » donnent un cachet plus mélancolique contrastant avec le chant d’écorché vif de Mickael Stanne qui pourtant ne joue pas la carte de l’agressivité pure et dure. Cet album de death est un disque qui a omis la violence (pourtant l’ensemble est véloce) de la plupart des combos du moment pour accoucher d’un album personnel, touchant et bien accrocheur résistant au temps. Pas de doute, même de nos jours, « The Gallery » garde son identité car diverse et mélancolique. La technicité des instruments sert à dresser une façade mélodique à tel point que l’on oublie le rôle premier des instruments. Et bon sang que c’est bon d’entendre ces éléments poignants sur les titres « Denspring », « The Dividing Line » ou le magnifique « Lethe » à l’intro de basse d’une mélodie bouleversante.
Décidément, Dark Tranquility jouait dans sa propre dimension sur des titres variés et surprenants et l’on se rend compte que tel son nom, ce disque est un labyrinthe que l’auditeur emprunte sans en trouver la sortie, se perdant au milieu de ces onze morceaux ponctués de breaks fonctionnant comme des tournants et confluents.
Dark Tranqulity avait inventé le death émotionnel. Une pièce !! 2004-09-09
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