Arachnid : 13/20 | Une nouvelle évolution pour mes amis marseillais de Dagoba. Après le bourrin premier album éponyme et une poussée black mélo pour le deuxième, What Hell Is About, voici un troisième album des plus surprenant.
Si la maturité et les moyens conséquents avaient fait de What Hell Is About un album radicalement accrocheur, osant les titres singles comme les ballades acoustiques, le tout dans une cohérence exemplaire, ce Face The Colossus s'avère très décevant tant il est inégal.
Après les différentes influences desquelles ils se sont progressivement nourris (Fear Factory, Machine Head, Dimmu Borgir...), le quatuor puisent ici visiblement dans le death melo, le power, voire même le metalcore.
Après une intro des plus travaillées, excellemment mise en place pour annoncer un album très mélodique, voici venir le titre éponyme, "Face The Colossus", assez accrocheur avec son piano, ses séquences envolées, ses riffs ultra-rapides et la voix torturée de Shawter. Arrivée au refrain, ça se gâte un peu : on sent un côté très monotone et un chant clair au débit hésitant. Chant clair qui sera quasi-omniprésent dans tous les morceaux de l'album.
On arrive ensuite au titre "Back From Life", sûrement l'un des plus décevants à mes yeux. Chant très mis en avant, tout comme la batterie, les riffs étant beaucoup trop en retrait. Le groupe nous livre ici un "tube commercial" post-MTV et ce malgré un Franky toujours au taquet !
"Somebody Died Tonight", on retrouve un peu plus l'esprit What Hell Is About (les séquences de fin sont les mêmes que sur "Die Tomorrow"), un titre assez sombre et bourrin, aux riffs accrocheurs (merci la vague metalcore) et aux blasts bien précis. Comme sur la totalité de l'album, la basse est inexistante à l'ouïe alors que le chant mélodique se fait trop présent au contraire (refrain très rock).
On retrouve les mêmes défauts sur "The World In Between" et "Orphan Of You" qui sont pourtant fort sympathiques mais dont le chant susurré rappelle énormément un Corey Taylor inspiré Stone Sour.
La fin de l'album remonte quelque peu le niveau avec des titres post-What Is Hell (encore un peu trop calmes par moments, le chant cassant un peu le côté bourrin) avec des titres comme "The Nightfall And All Its Mistakes" (excellente voix gutturale par moments), "The Crash" ou encore "Sudden Death" (riffs metalcore sur piano en fond, voix très saturée, batterie instoppable).
Au final, un album inégal, trop mélodique, mélangeant un peu trop riffs dévastateurs et refrains rock. Une déception pour les phocéens donc, qui nous livrent un 3e opus plein de bons sentiments mais au changement hélas trop radical. 2008-09-20
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