Julien : 17/20 | Dagoba était l’un de plus gros potentiel et il fallait bien qu’un jour ou l’autre ce potentiel se transforme en vraie machine de guerre. C’est chose faite avec ce Face The Colossus qui risque de faire beaucoup de bruit dans nos chaumières et je l’espère dans les chaumières du monde entier. Certains y trouveront sûrement a redire mais pour ma part cette transformation ou plutôt cette évolution était nécessaire pour conquérir le monde. Sans se fourvoyer les phocéens ont crée un colosse qui est loin d’être au pieds d’argile.
What Hell Is About avait ouvert la voie, l’énergie incroyable du combo commençait a être canalisé mais la fougue l’avait encore emportée. Ici ce n’est plus le cas, Dagoba a su mettre toutes ses forces pour aller vers un seul et même point, un côté accrocheur qui ne laissera personne indifférent. J’en vois déjà qui fronce les sourcils, oui Dagoba a canalisé son énergie pour faire de Face The Colossus un disque plus mélodique. Mais il ne faut pas s’arrêter a ce simple constat. Si la mélodie a pris le pas sur le coté « rouleau compresseur », il y a aussi tout un tas d’autres choses qui ont évoluées. On commencera par le frappeur fou Franky Costanza. Son jeu s’est clairement étoffé. Outre ses blasts, il nous offre un panel impressionnant de technique. Il arrive a se faire moins présent par moment avec un touché que l’on ne lui connaissait pas forcement. Résultat probant qui montre la maturité du groupe. Le second lascar a avoir mi de l’eau dans son vin c’est Shawter. Il est de loin le plus impressionnant de tous. Il a travaillé dur pour étoffé lui aussi son registre. Résultat il spectre de voix gigantesque avec beaucoup plus de passage clair et mélodique. Si j’osais je lancerais un grain de voix a la Tom Englund. J’avoue que j’ai vraiment apprécié son mélanges toujours juste entre chant hurlé, grunt, chant claire et/ou éraillé. Un très gros plus pour cet album qui en a encore beaucoup sur le pieds.
Car si ces deux la ont fait des progrès, la composition de la musique a elle aussi fait un bon en avant. Les arrangements notamment sont beaucoup plus travaillés. On en ressort un coté très majestueux. Les violons sont bien mis en avant, on appréciera la guitare acoustique et surtout le fait que la musique se montre moins linéaire que par le passé. C’est essentiellement sur ce point que le groupe a fait de gros progrès. Ca tabasse quand il le faut, c’est calme quand il le faut sans pour autant être dénué d’intérêt. Certains diront que des titres comme « Back From Life » sont très stéréotypés et ce n’est pas totalement faux. Mais c’est fait avec un certains talent qui n’est pas pour gâcher notre envie de s’égosiller sur le refrain. Sinon des titres comme « Sudden Death » remettront les pendules a l’heure de ceux qui croient que Dagoba a retourné sa veste.
Comme pour le précédent opus, c’est le grand Tue Madsen qui s’est occupé du son et ça s’entend. Massif comme la Cannebière il sert a merveille les compos du groupe. Face The Colossus fait bloc et chaque orchestration sonne parfaitement. Rien a redire si ce n’est que l’on voudrait avoir un son comme ça a chaque fois !!!!!
Une très grosse sortie qui je l’espère ouvrira de nombreuses portes au groupe qui le mérite. Un vrai travail d’écriture et un remise en question font de Face The Colossus un des musts du métal français de cette année 2008.
2008-09-16
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