Svartolycka : 14/20 | Troisième album de notre groupe hexagonal des plus apprécié. Mais aussi celui du changement. Terminée l’époque de « L’Excellence », place à une ère nouvelle. Seth se diversifie, ose et se permet des expérimentations au sein de sa musique. Cela est dû, il est vrai à un certain changement de line-up. Acid Christ s’en va butiner ailleurs, Faucon noir prend le large laissant la place à Nacht au poste de guitariste chanteur ainsi que Helldrik à la basse. Nouveau groupe, nouvelle tendance, Seth laisse entrevoir des incursions indus, des touches plus death, plus grasses. À ce titre, le morceau d’ouverture (« Evil-X ») est une véritable surprise et une tuerie. Mince ! Pas possible ! C’est bien Seth que mes oreilles désabusées tentent de reconnaître. Bah oui…
Une double grosse-caisse active, des riffs tranchants, une voix cherchant de nouveaux horizons ainsi que des blasts calculés. Le groupe français ne fait pas dans la dentelle, allant jusqu’à surprendre les plus téméraires de ses fans. La plupart des titres tentent de reconnaître cette nouvelle démarche avec plus ou moins de bonheur.
Et effectivement, c’est bien là le problème de ce « Divine. X », il tente, il se cherche, mais n’y arrive pas complètement. On sent comme une certaine timidité de la part des musiciens qui n’ont pas réellement l’air d’y croire. Ça peut paraître con, mais on sent pour la première fois dans le groupe un certain doute. Un doute dans les compositions, les incursions indus s'avèrent hasardeuses, les voix ne sont pas assez poussées et trop anxieuses à certains moments, les blasts paraissent bordéliques (à première vue) et des parties s’interfèrent sans Grâce laissant de côté l’aspect jubilatoire de l’impact sonore.
Une bouse cosmique cet album ? À oublier au plus vite !? Sûrement pas !! Car s’il est clairement perfectible, chose qui se trouvera heureusement transformée deux ans plus tard (voir album suivant) il n'en reste pas moins un disque original qui ne fait qu’esquisser son potentiel à venir. En effet, on se trouve bien loin des actuelles sorties nationales et cet album bien qu’incomplet possède ce mérite de briser ces barrières établies par la frange du black-métal. Et même si Seth perd son pari et fait presque faux-bond avec ce « Divine. X » un album de Seth reste un album de Seth. Il n’y a pas d’erreur sur la marchandise et le résultat ne peut pas être que de mauvaise qualité. Autant dire que le groupe est arrivé à mis parcourt et cela s’avérera vite être une erreur de classer le groupe parmi les groupes « has been » comme j’ai pu l’entendre et lire.
Un sympathique album de transition qui ne va pas au-delà de ses promesses.
2004-09-04
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