Chargement ...
Vous allez être redirigé
/pics/logo.jpg)
Chronique
 | note : 17/20 | Eh oui ! Encore un ! Et ce n’est pas fini… Xasthur n’a pas fini de sortir de l’ombre où il se terre, pour notre plus grand – malheur ou bonheur, c’est vous qui voyez.
« Suicide in Dark Serenity » était supposé être un mini album, un EP, et la première édition n’a d’abord été éditée qu’en 45 tours, pour finalement être mise à la portée de tous en CD. Ceci n’a pas été fait dans un but philanthropique, vous vous en doutez bien : le titre même du disque explique le but de cette réédition.
Bon, après une introduction très habituelle à Xasthur, on retrouve un titre que l’on peut trouver sur « Nocturnal Poisoning » (je crois – mailez moi si ce n’est pas celui-là), dans une version plus crade. Jusque là, rien de palpitant, on finit par connaître, c’est Xasthur.
Le troisième titre, c’est du nouveau ! Le son ne s’est pas arrangé, mais entendre quelque chose que je ne connais pas déjà m’emballe énormément, et comme d’habitude avec Xasthur, je n’ai pas été déçu !
Les ingrédients sont toujours les mêmes, à savoir guitares bien crades, chant torturé et dissonant, batterie bien étouffée, claviers atmosphériques et surtout une bonne dose de haine.
C’est le moment de se demander ce que le monde a fait à Malefic pour qu’il le porte autant dans son cœur... je trouverai toujours ça étonnant de pouvoir créer une telle puissance suintante de haine ! N’écoutez pas cet album au soleil, il y aurait une éclipse !
Xasthur m’a fait comprendre que ce n’est pas avec une technique musicale extraordinaire qu’on arrive à ensorceler les âmes, mais avec des sentiments. La musique de Malefic en regorge à faire exploser l’auditeur !
Le dernier titre, spécialement pour l’édition CD, est une pré version de « Nocturnal Poisoning », très lente, plus malsaine donc très intéressante et toujours instrumentale ! Non, même sur ces mini CDs, Malefic ne se moque pas de ses adeptes ! Les 44 minutes de cet album sont largement assez denses pour déstabiliser son homme et pousser l’auditeur à sa perte.
Un(e) blackmétalleux(se) averti(e) en vaut deux.
|
| |
0 commentaire
|
Vendredi 13 Aout 2004 |
Chronique
 | note : 17/20 | L’une des sorties annuelles du groupe, comme quoi la personne de Malefic n’est pas feignante pour deux sous.
Cet enregistrement ne se démarque pas tellement des albums précédents (pas du tout même), le tempo est toujours aussi désespéré (les doubles grosses-caisses sont d’une lenteur cataleptique), la voix est toujours de retrait par rapport aux instruments, néanmoins toujours aussi déchirante, Malefic est un pourvoyeur d’âme et sa voix n’a d’autres but que de lacérer la nôtre. Et puis le son, et bien le son, il est toujours aussi rachitique, bien que l’on puisse parfaitement discerner chaque instrument. De toute façon, sachez que c’est l’ensemble magmatique qui donne cette atmosphère qui pue le désespoir, l’accablement spirituel ainsi que la misère existentielle.
Xasthur, c’est tout un programme, chaque titre est une ode à la vermine, aux instincts les plus inavouables. Ces arpèges crades et suintants se mélangeant aux claviers les plus éthérés donneraient de l’urticaire aux plus téméraires de profanateurs de tombes. Et bien que la vitesse des doubles grosses-caisses se trouve augmentée depuis « Funeral Of Being », on est bien loin du supersonique et puis de toute façon ce n’est pas là le problème avec Xasthur. Et d’ailleurs pourquoi je vous en parle ? Car les compositions de Malefic parlent d’elle-même, insalubres, psychologiquement instables (tout comme le magma sonore) et d’un malsain des plus suintants. Ce (court) disque de Xasthur (46 minutes) contient comme chaque album son intro, ses pistes instrumentales, à ceci près que l’atmosphère qu’elles contiennent est tellement nauséabonde que la voix paraît inutile, on peut même l’entendre dans notre tête, se l’imaginer.
Donc en définitive, « Suicide in Dark Serenity » est un album de Xasthur, sûrement pas le meilleur de l’année, mais la version instrumentale de « Nokturnal Poisonning » vaut à elle seule l’achat de ce disque. Fantastique pièce de près de 18 minutes, c’est un pur régal misanthrope et névrotique qui ferait crever des vers de fromage corse.
Un album de Xasthur qui s’écoute avec plus ou moins de bonheur mais nom d’un stigmate, quesque c’est bon !!
|
| |
0 commentaire
|
Mardi 14 Septembre 2004 |

|
|