Embraced by Fire

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Nom du groupe Wolfchant
Nom de l'album Embraced by Fire
Type Album
Date de parution 01 Mars 2013
Style MusicalBlack Pagan
Membres possèdant cet album39

Tracklist

CD 1
1. Intro 02:53
2. Embraced by Fire 06:00
3. Element 05:40
4. Turning into Red 05:34
5. Einsame Wacht 05:38
6. Autumns Breath 05:20
7. Freier Geist 06:28
8. Winters Triumph 06:28
CD BONUS "Bloody Tales of Disgraced Lands" Re-Issue (limited digipack edition)
1. A Tale from the Old Fields 02:13
2. Clan of Cross 05:11
3. I Am War 04:39
4. Mourning Red 05:34
5. Of Honour and Pride 05:11
6. Ride to Ruhn 05:14
7. The Betrayal 04:22
8. Sacrifice 05:19
9. Blood for Blood 05:41
10. Clankiller 03:34
11. Revenge 07:25
12. Visions of Death 01:39
13. Praise to All 03:56
Total playing time 44:01

Chronique @ AlonewithL

30 Avril 2013

Ça commence à sentir le réchauffé pour Wolfchant.

Au sein des rangs du pagan allemand, « Wolfchant » s’est gagné une réputation de batailleur. De ses débuts difficiles, il s’est forgé un style, rude, tranchant. Des albums comme « A Pagan Storm » et « Call of the Black Winds » figurent aujourd’hui comme des modèles du genre. Ils ont tressé une couronne de lauriers à ces germaniques, ayant accueilli dans leurs rangs en 2010 le chanteur de « Rebellion », Michael Seifert, ainsi que Dom Ragnar le meneur du très prometteur « Nothgard ». Plus récemment, en 2011, le jeune bassiste Sarolv a fait son entrée, remplaçant le départ de Michael Boehm. Cet apparent solide line-up a forgé beaucoup d’espoir pour un cinquième album. Les arrivées de Michael et Dom ont donné un second souffle à « Wolfchant » par l’intermédiaire de l’album « Call of the Black Winds ». On se sent quiets à l’idée d’affronter « Embraced by Fire » signé chez l’éminent Noise Art Records, un label bien décidé à faire main basse sur d’importantes formations classées pagan. Il en sortira une incompréhension. La troupe des frères Liebl et de Mario Möginger aurait rompu aux appels pressants de la symphonie, sans parvenir pour autant à renouveler une musique en manque d’originalité. Un exploit. Si les trois précédents albums ont pu, malgré tout, nous convaincre par l’efficacité de leurs titres, « Embraced by Fire » donne des signes d’essoufflement du groupe. Ça commence à sentir le réchauffé pour « Wolfchant ».

Quand on parle de « réchauffé », il n’est pas question du feu de bois entendu sur l’introduction. Ce démarrage de l’opus ne se résume cependant pas qu’à cela. Comme il faut s’en douter pour ce genre de volume, une orchestration jouera les épopées fantastiques juste histoire de nous galvaniser et nous préparer au combat. C’est donc casqués et armés que nous en venons donc à l’éponyme « Embraced by Fire ». Le rythme est très emballé au départ, la charge est à son comble avec le chant clair de Michael Seifert. Le chant black, graveleux de Mario Möginger prend le relais aux côtés de riffs tranchants, qui donneraient toutefois pas mal de redondance au titre. Il est dommage aussi que le petit instrumental en milieu de piste paraisse aussi irrité. Le retour du chant clair et de l’accélération rythmique en refrain serait à chaque fois le bienvenu. Les relais entre ces deux types de chant sont une constante de l’album. On aurait pu croire qu’il en serait différemment sur « Turning into Red » avec son entame à la cornemuse, on s’en tiendra à un power metal épais avec des contours épiques. Musicalement, on pouvait s’attendre à mieux. Ça ne transcende pas l’énergie, la passion. Une fois encore il faudra se tourner vers Michael pour retrouver tout cela à la fois.

Nous aurons une bien meilleure surprise avec « Einsame Wacht », un titre aux riffs entêtants, excellemment élancé après une entame solennelle qui laissait fuir un petit côté artificiel. Nous nous réjouirons d’un jeu très dynamique et d’un refrain hymnique. L’autre réjouissance de l’opus viendra à l’écoute de « Freier Geist » dans une fibre power énergique et sympathique, se reposant sur un refrain vivifiant à l’efficacité incontestable. Les couplets sont plus critiquables et laissent paraître une agitation plus ou moins maîtrisée. La rythmique ne prend pas le temps d’un souffle, c’est ce qui pose aussi un souci dans ce déchainement moins digeste suivant son déroulement. Comme les couplets de « Freier Geist », ceux d’ « Element » se traduiront par un manque d’adhésion. Répétitif, nourri de riffs par à-coups, le morceau aura de la peine à nous séduire. Le chant prend ici une place prédominante, mais comme la musique, il se perd dans la répétition et dans la neutralité émotionnelle.

Il pourra se ressaisir sur « Autumns Breath », du moins davantage le chant black, qui donne des signes de hargne, absents sur les autres titres. Il domine même le chant clair, adoptant lui un ton posé et baladeur. Tous deux convoieront une piste riche, jouant à la fois sur l’apaisement et sur la torpeur. On y devine des sonorités celtiques, qui ne seront cependant pas aussi pertinentes que sur « Winters Triumph ». C’est l’Irlande qui est consacré en entame. On jurerait avoir affaire à « Cruachan » ou à « Waylander » durant ce bref moment acoustique apaisant au bord d’un ruisseau, que l’on retrouvera le temps d’un break 3.30 minutes plus tard. Mais vite, un pagan rugueux interrompt cette douce harmonie, sans oublier des phases d’accélération sur le refrain pour le rendre impénétrable. La puissance est alors au service de l’aspect glorieux de la musique. La dimension épique du refrain se trouverait renforcée par l’apport de la batterie. Rien de mieux que les coups pour forger une musique guerrière. Dommage qu’ils n’aient eu pas grand-chose d’autre à proposer sur ce « Winters Triumph ».

C’est sous un temps orageux que nous quittons « Wolfchant » sur ce volume. Le soleil n’est visiblement pas de la partie. On ne peut pas dire que la troupe se soit montrée très rayonnante sur ce « Embraced by Fire » épique, mais peu original en soi. Il n’y aurait qu’« Einsame Wacht » qui ait réellement de quoi nous enflammer. On ne distingue, en tout cas, plus le chant black pour son ancienne ferveur. Michael Seifert doit prendre les devants, comblant tant bien que mal les lacunes de son comparse. Les bavarois que l’on a vu en brillante forme sur un costaud « Call of the Black Winds », traineraient ici la patte, pris dans un piège à loups. L’inspiration et les hymnes divins se seraient envolés. La fragilité des dieux n’équivaut pas la fragilité des hommes. Elle n’est mortelle que pour les hommes. Elle n’est déshonorante que pour les dieux.

13/20

3 Commentaires

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Darksaucisse - 01 Mai 2013: C'est bien ce que je pensais aux morceaux que j'ai écouté... J'ai eu du mal à tenir l'écoute, à rentrer dans cet album, là où "Call of the Black Winds" m'avait immédiatement plongé dans sa musique...
 
mariosmash - 05 Mars 2014: J'ai trouvé cet album très réussi pour ma part!
AlonewithL - 05 Mars 2014: En comparaison des deux opus qui l'ont précédé c'est une assez grande déception.
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