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Vulvectomy Putrescent Clitoral Fermentation
CD paru le 27 Decembre 2007 - Amputated Vein Records
Vulvectomy : Putrescent Clitoral Fermentation, chronique, tracklist, mp3, paroles

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NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Festering Detatched Genitals
2. Pusfull Hymen Liquified
3. Depilated Cunt Twitch
4. Masturbating with Defecated Entrails
5. Putrescent Clitoral Fermentation
6. Regurgitation of Menstrual Scabs
7. Fornicate in Putrefaction
8. Postmortal Orifice Lubrication

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NEUF
Chronique
15 / 20
    uberallescalifornia, le Jeudi 05 Mars 2009 parlez-en à vos amis  
Vulvectomy…tout un programme ! Avec un nom pareil, il n’y a qu’une alternative. Soit c’est un groupe de goregrind à la Sexcrement, et dans ce cas on peut discerner une certaine dose d’humour. Soit il s’agit, et c’est encore plus grave pour la santé mentale de ces pauvres garçons, d’un combo de brutal/slam death métal, du genre d’autres décérébrés aux doux noms fleuris tels que Infertile Surrogacy, Menstrual Divider ou encore les poètes russes de Abominable Putridity. Pas de chance, c’est la deuxième solution. Rien qu’à lire les titres des morceaux, on a compris que leur truc, c’est le spleen, les cheveux dans le vent d’automne et les controverses sur le sens de la vie. « Masturbating with Defecated Entrails », « Fornicate in Putrefaction », et on a compris que cet album, c’est beaucoup d’eux mêmes (!) qu’ils ont mis.
Compagnons de jeu de Cephalotripsy et de Goratory au sein de la prestigieuse écurie Aputated Vein, ces trois gars ne font pas dans la dentelle, et s’ils sont italiens, ce n'est pas l’influence Illogicist/Hour Of Penance et tous ces trucs raffinés qui se fait sentir de trop, non au contraire disons qu’ils lorgnent plutôt du coté du Texas, l’autre pays du brutal death.
A la fois borné, lourd et poussif qu’on dirait un défilé militaire mettant en scène des dinosaures, mais aussi d’une vitesse hallucinante comme sur le début de « Masturbating with Defecated Entrails », Vulvectomy possède tous les attributs du groupe de slam. Un son lourd que c’en est une horreur, et ces riffs qui vous semblent débouler tout droit d’un film gore, répétés ad lib sans aucune variation, si ce n’est l’alternance tempo pachydermique/blast insensée. Pas d’intro, pas de solo, un chant growlé incompréhensible, pas de breaks ni de performances techniques, juste l’endurance et l’entêtement d’une bête de somme pour mener ses morceaux à bien.
Mais attention ! Si vous avez compris que ce n’est pas bon, c’est que je me suis mal exprimé : le son de guitare est énorme, la rythmique possède à la fois les qualités de lourdeur et de vélocité requises. Quant aux compositions, elles sont excellentes, dans la mesure où cela est possible dans ce style ; aucun raffinement, que du primaire, de l’efficace, et du répétitif pour ceux qui ne comprennent pas du premier coup. Les passages lourds donnent une envie folle de pogoter au ralenti, voire de battre des bras comme un moulin à vent défectueux, bref, de donner libre cours à toute la créativité qui caractérise l’espèce humaine.
C’est sûr qu’en pratiquant un style aussi (volontairement) limité, il est difficile de composer l’album de l’année. Ceci dit, à mon sens, celui-ci se hisse au niveau des standards du genre, et vaut bien « In the End of Human Existence » de Abominable Putridity, et considéré comme un classique par les puristes.


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2 commentaires
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