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| CD paru en2004 - Code666 Records / SPV |

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1- Human Antithesis
part I - The Dream Ends
part II - Empty Prayers
part III - Black Propaganda
2- GREY HORIZON (M.P.H. MMIV)
3- Untitled
4- To A Sickly Child
5- Dark Static Moments
6- CXVIII |
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| Chronique |
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Je suis tombé vraiment par hasard sur Void of Silence, j'ai juste lu que Nemtheagan le chanteur de l'excellent Primordial chantait dans un groupe de Doom Atmosphérique.
Tout d'abord cet album est le genre d'album qu'on entend peu. Le genre d'album qui vous retourne les tripes grâce à des ambiances magnifiques et superbement retranscrites. Personnellement je l'ai préféré à Toward the Dusk. Mais parlons de l'album !
Musicalement, Void Of Silence joue sur les claviers et les samples de voix militaires ou encore des bruits de lointains combats. Les guitares ne sont pas hyper lourdes comme la plupart des groupes de Doom, elles sont presque secondaires par rapport aux claviers omniprésents.
La musique de Void Of Silence forme donc un tout qui crée une atmosphère. Une atmosphère sombre, maladive et désespérée. Le chant de Nemtheanga est déchirant tant il est mélancolique.
Cet album traite de la guerre et de la religion.
Imaginez un monde où chaque jour vous devez lutter pour survivre, un monde en ruines où seul la religion contrôle encore quelque chose, un monde post-apocalyptique, là vous aurez une idée de la musique de Void Of Silence.
La pochette est magnifique et résume l'atmosphère de l'album.
Donc là c'est vraiment un voyage à chaque fois, impossible qu'aucune image ne vous vienne en écoutant ça, on se surprend à imaginer un monde totalement différent, un monde en ruines. Alors oui Human Antithesis est extrêmement négatif, c'est même une longue complainte, pleine de désespoir et de mélancolie.
A écouter les yeux fermés. Chef-d’œuvre...
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| Chronique |
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Le dernier en date, et là, par contre il y a eu des changements dans la musique du groupe italien.
Désolé pour le fan-club et les amateurs, mais Malfeitor Fabban a tiré sa révérence (remplacé par A.A Nemtheanga) ce qui a pour conséquence de changer la direction musicale du groupe que ce soit au niveau du chant que de la composition laissant le champ libre à Ricardo Conforti et Ivan Zara qui sont les survivants du groupe, cela étant dit, l’essence est en partie préservée.
L’album débute par une fantastique pièce de près de vingt minutes (les titres sont d’avantages plus longs sur ce disque), montre en main. On remarque une baisse flagrante du chant black, bien moins présent donnant au change un chant lyrique, dés fois déclamant d’un ton neutre, mais tout aussi angoissant et d’avantage désespéré. L’album est d’avantage symphonique, sans que cela soit « pouet, pouet », mais gardant une empreinte atmosphérique. Par contre, les guitares sont un chouia plus grasses, mais tout aussi mélodiques (les arpèges), lentes comme le tempo. Les samples indus ont disparu (départ de Malfeitor Fabban oblige) ainsi que les voix mécaniques, à mon grand regret, laissant d’avantage de place aux chants religieux répandus et nombreux tout le long de cet album. L’aspect général conférant ainsi une structure plus ancrée dans le religieux et le recueillement morbide voire sardonique, aidé par des incursions de piano mélancoliques montre surtout la continuité de la démarche de Void Of Silence sur ce mélange thématique de la religion, du militarisme ainsi que du nationalisme. Quand aux paroles, « Human Antithesis »… Pas la peine de vous faire un dessin. C’est glauque, sombre et sans espoir, de quoi passer de bonnes veillées hivernales, car Void of silence décrit un monde en ruine par la guerre et la folie des hommes où seules les icônes religieuses s’exhibent intactes.
Bien que d’aspect plus commun, (encore, est ce que le doom est commun ?), l’ambiance est très romantique dans son désespoir et son ironie durant l’heure d’écoute de ce disque (la conclusion de l’album est un hommage à Baudelaire et aux « Fleurs du Mal »). Cela ne paraît pas évident à la première écoute, plusieurs écoutes sont conseillées.
Visuellement, le livret est très beau, d’un vert glauque et d’un aspect abîmé comme l’on pourrait le voir sur le film « Nosferatu » de Murnau (1922) et montre le cachet du disque, aussi beau que dépravé et désolé. Void Of Silence surprend par ce nouvel album d’une profonde mélancolie et d’une amoralité émérite. « Human Antithesis » est une splendide pièce de dark-doom, d’une sonorité claire et dévorante de l’intérieur.
Grandiose.
Une surprise…
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