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| 15 Mai 1999 - Listenable Records |

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1. Abort (the Fetus) 3.58
2. Cradle of Deceit 3.16
3. Surgery 4.13
4. Alive to Suffer 3.49
5. Stench of the Deceased 3.51
6. Terminal Existence 3.55
7. Severed 2.27
8. Persecution 3.40
Total playing time 29.08 |
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| Chronique |
 12 / 20 |
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Vile se forme en 1996 dans la ville de Concorde en Floride sous l’impulsion du guitariste Colin Davis et du bassiste Matt Faivre. Les deux musiciens recrutent alors le reste du groupe parmi les formations locales. Ainsi le line-up final comprend Juan Urteaga (ex Thanatopsis) au growl, Aaron strong en second guitariste et Mike Hamilton (futur Deeds of Flesh) à la batterie.
Après deux démos, le groupe sort son premier album en autoprod en 1999 qui passe relativement inaperçu à sa sortie. Face au succès certain rencontré par le groupe en grande partie grâce à ses tournées incessantes avec de grands noms du death US et le bon Depopulate, l’album est réédité par Listenable pour l’Europe en 2002 et agrémenté de 3 titres live et 1 inédit en plus d’un nouvel artwork.
Ce nouvel artwork est l’œuvre d’un certain Sven le growler bien connu du groupe belge Aborted. La pochette représente parfaitement ce qu’il y a dans la galette, du gore et du malsain.
Le groupe pratique un death US puissant et brutal dont l’ombre de Cannibal Corpse et autre Monstrosity est palpable. L’intro d’Abort the fetus donne le ton d’emblée, le gore est bel et bien au rendez vous. Les riffs sont efficaces même si l’ensemble ne brille pas par une extrême technicité mis à part quelques bons solos disséminés ça et là (Persecution). L’album est ponctué de plusieurs samples type bruits de couteaux s’enfonçant dans la chair, arrachages de tripes et autres joyeusetés délimitant bien l’univers du groupe. La production sans être exceptionnelle reste très correcte pour une autoprod, même si le couple Davis/Urteaga ferra de gros progrès sur les opus suivants.
Malgré ces bons points, le manque d’originalité se fait rapidement sentir. Les growls de Juan Urteaga, bien que de bonne facture, se révèlent au final peu variés et conventionnels. De même la structure des morceaux, enchainant des riffs en palm mute avec un solo de temps en temps, rend l'ensemble assez redondant et ne fait rien ressortir de façon flagrante. Peu de refrains accrocheurs ou de breaks destructeurs, là-dessus le combo n’a pas retenu les leçons de leurs illustres cousins. Pour toutes ces raisons, il faudra de nombreuses écoutes pour apprécier l’album qui comporte quand même de très bons morceaux.
Loin d’être exempt de défauts, cet album constitue néanmoins une bonne première réalisation qui plaira à coups sûr aux amateurs de brutal death US sans concessions et bien gore.
5 commentaires |
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