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C'est en revenant du Summer Breeze que j'ai écouté Necropolis pour la première fois. Un joli digipack bien fait, avec une belle cover et un dvd. Malgré le bruit de la voiture, le tout reste assez audible, étant donné la production à laquelle Vader nous a habitué surtout depuis The Art of War. Le son est tout propre, agressif, c'est bien du polonais. Et surtout, c'est bien du Vader.
Je l'ai réécouté au calme chez moi, et mon avis n'a pas changé. Nous avons là un album sympathique du leader polonais, pas le meilleur, mais tout de même. Il fallait s'y attendre, Vader avec Impressions in Blood avait donné une leçon de death brutal mélant modernité et savoir faire ; Piotr remet ça aujourd'hui avec Necropolis, mais la brutalité est un peu moins présente, laissant place à un death disons plus classique par moment. Si l'album semble plus varié, il est aussi moins efficace que son prédécesseur (la production est aussi moins claquante), et d'assez loin.
La première partie de l'album est la plus brutale. Ca blaste sec, c'est rapide, les riffs s'enchainent parfaitement ainsi que les soli toujours présents. On retrouve d'ailleurs Rise Of The Undead, pas mal jouée en ce moment en concert, ainsi qu'une composition joliment nommée Blast, c'est pour dire l'orientation. Mais avec du recul, les riffs ne sont pas si accrocheurs que ça. C'est à The Seal que l'album tourne un peu, cette piste étant d'ailleurs une transition atmosphérique.
Dark Heart et Impure s'annoncent comme du Vader plus classique (Piotr ayant composé les deux titres avec un certain Harry Maat, tout comme We Are The Horde et When The Sun Drowns In Dark), sans blast, ce qui permet un peu de varier le tout. S'en suit une seconde atmosphérique, Summoning The Futura, qui annonce tout simplement un retour au gros death à tendance brutale du début de l'album, et ce n'est pour déplaire certains (Anger et We Are The Horde). Les titres sont souvent courts (Never Say My Name fait 2:01 ; Anger fait 2:14) et l'album ne dépasse pas les 33 minutes sans les reprises, mais la rapidité des compositions compense largement.
Les compositions se terminent par When The Sun Drowns In Dark, un titre beaucoup plus old school, une belle réussite, que ce qui était présenté avant, ce qui sert d'une certaine manière de transition aux deux reprises. Et quelles reprises. Black Metal de Venom et Fight Fire With Fire de Metallica. On peut dire que Vader n'oublie pas son côté old school, et nous le fait savoir. Les reprises sont savoureuses.
Le gros hic de l'album, et non des moindres, concerne la voix de Piotr. Quelle idée de mettre un effet sur tout l'album, alors que la voix simple est tellement efficace. Un beau gâchi qui, ne le cachons-pas, entâche certains passages de l'album.
J'ai bien entendu regardé le dvd, qui présente sept titres live, parmi les plus appréciés. La vidéo est niquelle, mais l'étonnement vient du son. On a l'habitude, comme je le disais plus haut, de la production polonaise archi-propre, et là, on a un son saturé par la batterie. C'est surprenant, mais on s'y fait vite, car il ne faut pas oublier que c'est un live. C'est presque tant mieux, étant donné la qualité surexagérée des lives qui sortent aujourd'hui, et qui tiennent plus de l'album studio que de la patate live.
Voilà, le tour est fait. 40 minutes de Vader studio ainsi que 26 minutes de live. Necropolis, sans du tout surpasser Impressions In Blood pour sa puissance et son efficacité, nous envoit en pleine face du Vader correct, quoi qu'un peu faiblard. On était en droit de se poser des questions après l'apparition du dernier line-up (avec notamment le batteur de Crionics et Vogg de Decapitated) ainsi que les lives décevants ces derniers temps, mais voilà quelques doutes dissipés, Vader reste au sommet de la Pologne, du moins en studio.
Comte Von Bael
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