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Chronique
 | note : 15/20 | Deux ans après l’intense De Profundis, le temps d’une parenthèse avec le disque de reprises Future of the Past, mais aussi du remplacement de China par le redoutable Mauser à la seconde guitare, Vader revient en ce mois d’octobre 1997 avec son troisième véritable album, le terrible Black to the Blind, une nouvelle fois enregistré sur ses terres polonaises, sous la houlette d'Andy Bomba aux Selani Studios.
Balançant 10 morceaux d’une durée totale de 28 minutes (11 titres sur les versions ultérieures), Vader accélère nettement la cadence et délivre un métal plus concentré, à la manière de Slayer sur le culte Reign In Blood. En effet, bien que Black to the Blind contienne quelques titres comme Internal Darkness ou True Names rappelant la période des deux premiers albums, la plupart des morceaux s’emballe dans des tempos effrénés, tel The Innermost ou Distant Dream, qui dégagent une rage et une puissance encore inédites.
Doc déploie dans ces moments un pilonnage rythmique déboulonnant, à grands renforts de blasts et de roulements de double grosse caisse, soutenant les guitares incisives du duo Peter / Mauser et les vocaux hargneux de Peter, à l’image de l’excellent Carnal, l’un des titres les plus furieux de la longue discographie de Vader.
Traversant la période faste du death métal avec une conviction inébranlable, Vader affirme une nouvelle fois tout son caractère avec son troisième album, affichant un niveau de brutalité étonnant. Black to the Blind, certes moins alambiqué que The Ultimate Incantation, possède en effet cette force de frappe qui lui permet de surclasser les réalisations death métal européennes du moment, certes bien faibles en cette année 1997.
Fabien.
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Jeudi 08 Novembre 2007 |
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