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Deathcore Upon A Burning Body Red. White. Green.
CD, date de parution : 26 Mars 2012 - Sumerian Records
Produit par : Will Putney

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NOTE SOM : 15/20
Toutes les notes : 16/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Game Over 01:38
2. Sin City 03:04
3. Once Upon a Time in Mexico 02:57
4. Texas Blood Money 03:13
5. El Mariachi (Instrumental) 02:27
6. Desperado 03:09
7. Mimic (ft. Chris Fronzak of Attila) 03:20
8. Predators (ft. Johnny Plague of Winds Of Plague) 04:35
9. From Dusk Till Dawn (ft. Nate Johnson of Fit For An Autopsy) 02:32
10. Planet Terror 03:24
11. The Island of Lost Dreams 03:47
Total playing time 34:06

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22 avis 3 16/20
Chronique
14 / 20
    Arachnid, Mercredi 11 Avril 2012 parlez-en à vos amis  
Upon A Burning Body ne trompe pas les fans de deathcore de la première heure.

Il y a de ces groupes qui paraissent insignifiants, existant sur un style bien défini et qui n’y apportent d’ailleurs pas grand-chose. C’est le cas d’Upon A Burning Body, groupe de deathcore texan ayant signé chez Sumerian Records. Et le simple fait de figurer sur le prestigieux label attise la curiosité ; après tout, quiconque joint les rangs de Sumerian se voit offrir un album de qualité (bon d’accord, pas pour tout le monde). Et si le premier album des Upon A Burning Body m’avait laissé de marbre, ce second opus dont on parle partout m’a bien intrigué. Et si Red. White. Green. était une tuerie ?

Résultat des courses : on s’est un peu trop emballé. C’était évident. Ce nouvel album n’a absolument rien d’original et si une quelconque personnalité peut être distinguée, elle n’est en réalité que le reflet d’autres au préalable instaurée par les grands du nom. Car oui, Upon A Burning Body est un groupe malin, un groupe qui parvient à emprunter à d’autres formations telle ou telle chose, ramenant le tout à une pseudo-identité les propulsant, eux aussi, sur le devant de la scène. Une poignée d’All Shall Perish, un peu de For Today, un soupçon de Whitechapel, beaucoup de classicisme et la recette fonctionne : Red. White. Green. devient un pur produit deathcore de fans pour les fans.

Le rendu n’est pas désagréable, bien au contraire, et on se plait à écouter ce disque finalement très rentre-dedans et plutôt bien foutu à défaut d’être sincèrement conquis. L’emballement n’est donc que sommaire et (on verra bien avec le temps) éphémère, le CD étant garni d’influences évidentes pas très bien maquillées. Ainsi, dans l’ensemble, ces 35 minutes de brutalité associée à des mélodies hispaniques nous paraissent concises et efficaces. Comme pour le précédent disque, chaque piste est nommée en fonction d’un film de Robert Rodriguez (excepté pour Mimic de Guillermo Del Toro et Predators de Nimród Antal où Rodriguez n’est que respectivement réalisateur de seconde équipe et producteur – j’aime chipoter). A noter que The World Is Ours était, lui, inspiré de films avec Al Pacino.

Ainsi, la quasi-absence de sérieux rejoint les délires similaires des premiers Dr Acula avec leurs titres inspirés de la saga « Chair de Poule » ou encore Cover Your Tracks de Bury Your Dead avec les films de Tom Cruise. Mais qu’en est-il du contenu ? Musicalement, on est face à du déjà-vu. C’était prévisible, c’est ici confirmé. Rien de bien neuf à se mettre sous la dent, juste de quoi apprécier la qualité des morceaux et la production impeccable. Riffs death metal, riffs hardcore (parfois très bruts comme sur "Desperado" ou encore "Planet Terror"), mélodies désespérées, breakdowns hargneux et growls/screams classiques sont donc de mise pour les moins exigeants.

Pour ceux qui croyaient se prendre une grosse claque à l’écoute de Red. White. Green., vous risquez de vite déchanter tant la personnalité du groupe n’est encore pas bien définie… Chansons tout droit sorties du dernier All Shall Perish ("Once Upon a Time in Mexico" et "Mimic" notamment, où même le rendu voix est flagrant), de Lamb Of God ("Texas Blood Money") ou d’Impending Doom et consorts, on a droit à un véritable festival de titres bien trop inspirés et par conséquent peu personnels. Les plus attentifs remarqueront d’ailleurs que certains phrasés sont de purs plagiats (le refrain de "Predators" par exemple, dont un pan de phrase est calqué sur le « I am the highest threat to the future of mortality » de "Breeding Violence" issu de Whitechapel). Vous direz que je vais loin mais pas tellement, Upon A Burning Body ne trompant pas les fans de deathcore de la première heure.

Dans tous les cas, ce manque d’originalité, d’identité et ces légers plagiats n’empêchent heureusement pas l’album d’être satisfaisant et même plaisant, certains morceaux attirant plus l’attention que d’autres. Ainsi, des chansons comme Predators justement, bénéficiant de la présence en guest de Johnny Plague de Winds Of Plague, "Desperado" ou encore "From Dusk Till Dawn" (avec Nate Johnson de Fit For An Autopsy), nous ramènent à une efficacité alors oubliée par certaines formations. Au final, malgré ses années de retard et ses défauts, cette séquelle musicale se révèle être en soi une bonne petite surprise, comme une sorte de revival du deathcore sans fioritures. On espère toutefois retrouver la même efficacité dans un troisième opus plus personnel.




4 Commentaires

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