Shadows in the Deep

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Nom du groupe Unleashed (SWE)
Nom de l'album Shadows in the Deep
Type Album
Date de parution 01 Mai 1992
Labels Century Media
Produit par Sorychta Waldemar
Enregistré à Woodhouse Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album197

Tracklist

Re-Issue in 2006 by Century Media with 6 bonustracks
1. The Final Silence 02:55
2. The Immortals 04:23
3. A Life Beyond 04:49
4. Shadows in the Deep 05:02
5. Countess Bathory (Venom Cover) 04:02
6. Never Ending Hate 02:33
7. Onward into Countless Battles 04:15
8. Crush the Skull 03:36
9. Bloodbath 04:09
10. Land of Ice 04:32
Bonustracks (Re-Issue 2006)
Recorded live in Vienna, Austria, 19/01/1993
11. The Final Silence 02:19
12. Bloodbath 04:39
13. Shadows in the Deep 05:44
14. Never Ending Hate 02:54
15. Onward into Countless Battles 03:24
16. The Immortals 04:59
Total playing time 40:16

Chronique @ Fabien

30 Novembre 2007
Après un culte Where No Life Dwells paru en mai 1991, album ayant définitivement imposé le deathmetal suédois à l’échelle internationale aux côtés des Left Hand Path, Dark Recollections, Into the Grave et Like an Ever Flowing Stream (Entombed, Carnage, Grave, Dismember), Unleashed reinvestit les Woodhouse Studios berlinois de Waldemar Sorychta (ancien guitariste de Despair) pour les sessions de son second album, tout en bénéficiant du soutien inconditionnel de son label Century Media. Shadows in the Deep suit son prédécesseur quasiment d’un an jour pour jour, paraissant à la même période que l’impitoyable You’ll Never See de son compatriote Grave.

Une fois encore, le travail de Waldemar Sorychta impressionne. L’ingénieur du son capte idéalement les contours si particuliers d’Unleashed, dotant les guitares de Fredrik et Tomas d’un grain particulièrement massif et équilibrant impeccablement le tout grâce à un mixage remarquable.

Si Unleashed commence à exploiter plus précisément sa fibre pour la mythologie nordique, il ne change en revanche pas sa position musicale d’un iota. Dès le bon The Final Silence, on retrouve ainsi les structures simples et efficaces qui définissent le combo, et un riffing délibérément accrocheur dès les premières écoutes. A ce titre, Shadows in the Deep contient son lot de morceaux directs et entrainants, souvent rythmés par des breaks fracassants, à l’image des nerveux A Life Beyond et Bloodbath, du féroce Neverending Hate, sans compter son titre éponyme tout aussi furieux et les growls de Johnny relativement rageurs.

A l’instar d’Obituary sur son The End Complete paru à quelques semaines d’intervalle, Unleashed montre en revanche rapidement ses limites techniques sur son second album, à l’heure où nombres de formations commencent à évoluer et prendre des risques souvent payants. Si le mordant et qualité du riffing des morceaux précités tirent indéniablement l’ensemble vers le haut, le quatuor masque ainsi difficilement un surplace et un certain manque d’inspiration sur un titre comme The Immortals, tournant laborieusement sur quelques riffs pauvres durant ses cinq minutes, sans compter Countess Bathory, reprise poussive et dispensable de Venom placée en plein cœur de Shadows in the Deep.

De retour avec un album sans surprise, où se côtoient le meilleur et le moins bon, Unleashed remplit ainsi honnêtement son contrat, proposant un deathmetal direct et percutant, qui justifie encore la place du groupe parmi les poids lourds du deathmetal suédois, bien que la puissance et la furie de l'invincible Where No Life Dwells s’éloignent doucement désormais. Simple et conventionnel, Shadows in the Deep trahit ainsi l’immobilisme du groupe, qui rivalise en plus difficilement avec nombre de leaders tels que Death, Morbid Angel ou Pestilence, mais aussi avec de nouveaux arrivants tels qu’Immolation ou Suffocation tout aussi impitoyables.

Fabien.

9 Commentaires

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Fabien - 09 Novembre 2012: J'ai intégré la pochette de l'édition d'origine pour éviter un ulcère à Eaque. Le logo de Shadows in the Deep était effectivement doré mais n’était pas très lisible, d’où son remplacement ultérieur en blanc. Par exemple, Clandestine (Entombed) a vu lui aussi son logo changer ultérieurement du noir au jaune, tandis que celui de Penetralia (Hypocrisy) est passé du rose au blanc, pour ces mêmes raisons. Fabien.
Rheindarst - 09 Novembre 2012: Désolé les gars, je n'en suis pas sur à 100% mais il me semble bien que c'est moi qui avait modifié la pochette (justement pour ce problème de lisibilité).

J'aurai du intégrer les deux pochettes pour ne pas froisser les puristes! Donc méa culpa à Eaque pour cet oubli et à Fabien pour avoir corrigé tout çà.

En ce qui concerne l'album en lui-même, je suis dans les grandes lignes du même avis que Fabien sauf pour la production que je ne trouve pas fantastique (sans être mauvaise non plus). J'aurai préféré qu'ils passent par le Sunlight pour ce coup là histoire de voir ce que ça aurait pu donner, sans doute un peu plus de mordant dans l'accroche des titres.

Par contre c'est vraiment à cette époque là que j'aurais aimé voir le groupe en live (la bonne réputation de leurs prestations était reconnu de tous) mais ayant raté le Century Media Invasion pour l'album suivant, j'ai du attendre 2006 et le Master of Death Tour (avec Dismember, Grave et Entombed) pour enfin les voir. Sans doute moins puissant que dans leurs premières années, le show n'en était pas moins très sympa à voir après toutes ces années d'attente.

Cordialement.

Rheindarst
Fabien - 09 Novembre 2012: Pour ma part, j’ai vu Unleashed pour la première fois fin 1993 il me semble, lors d’une tournée Century Media qui regroupait dans l’ordre Mercyless, Samael, Tiamat, Unleashed & Morgoth. C’était une sacrée affiche ce soir là, une réunion à ne pas rater à cette époque. Fabien.
Rheindarst - 09 Novembre 2012: Oui!! Le fameux Century Media Invasion !! Une affiche comme en fait plus de nos jours. J'ai fait des pieds et des mains à l'époque pour me rendre à Toulouse mais je n'avais pas de voiture et les potes ne pouvaient se libérer. Là aussi ce fut un choc assez rude à encaisser car à l'époque ce genre de tournée (si tu n'habitait pas à Paris) était exceptionnelle (en France tout du moins) et personnellement je ne vivais que pour çà. Je me doute bien que ces souvenirs valent leur pesant d'or, j'aurai tant aimé avoir les mêmes que toi Fabien, tu peux me croire!
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