1. The Final Silence
2. The Immortals
3. A Life Beyond
4. Shadows in the Deep
5. Countess Bathory (Venom Cover)
6. Never Ending Hate
7. Onward Into Countless Battles
8. Crush the Skull
9. Bloodbath
10. Land of Ice
Après son culte Where No Life Dwells, imposant définitivement le death suédois à l’échelle internationale, aux côtés d’Entombed, Dismember et Grave, Unleashed retourne aux excellents Woodhouse Studios berlinois. Il en sort avec Shadows in the Deep, commercialisé au printemps 1992 pour le compte de l’écurie grandissante Century Media, à la même période que l’excellent You’ll Never See de ses compatriotes de Grave.
D’entrée, l’entrainant The Final Silence et la production béton de Waldemar Sorychta impressionnent, confirmant l’orientation du précédent album. Unleashed enchaîne alors plusieurs brûlots dans la grande tradition death métal, sur les rythmiques rapides d’Anders, les riffs écrasants du duo Fredrik / Tomas, et le chant guttural de Johnny, à l’image des nerveux A Life Beyond et Never Ending Hate.
Mais rapidement, Shadows in the Deep montre les limites techniques d’Unleashed, qui développe trop de morceaux simples et linéaires, à commencer par The Immortals et ses riffs insipides, ou encore par CountessBathory, reprise poussive de Venom.
De retour avec un album sans surprise, Unleashed remplit ainsi honnêtement son contrat, proposant un death métal direct et percutant, justifiant encore sa place parmi les ténors du death suédois de l’époque. Mais à l’instar de The End Complete (Obituary), la simplicité et le conventionnalisme de Shadows in the Deep trahissent l’immobilisme du groupe, désormais incapable de rivaliser avec nombre de leaders et de nouveaux arrivants, qui balancent des skeuds autrement plus techniques, puissants et novateurs, à l'image d'Human, Testinony Of The Ancients, Effigy Of The Forgotten ou Dawn Of Possession (Death, Pestilence, Suffocation, Immolation).