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| CD paru en2006 - Neurotic Records |

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1. Praise and Negation
2. Ad Nauseam
3. The Mask of the Satyr
4. Becoming the Lycanthrope
5. To Fell Goliath
6. Martyr of the Soil
7. Failure
8. The Coming of Genocide
9. Defaeco |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Qui a dit que le métal avait des frontières. Certainement pas moi. Effectivement sous un nom qui sonne plus US qu’autre chose se cache un groupe venant d’un autre hémisphère. Of Fracture And Failure est première production des néo-zélandais de Ulcerate. Oui oui le pays ou tout le monde s’habille en noir et ou l’on cri avant le match en montrant ses gros tatouages. Mais à défaut d’un « aka », c’est plutôt de gros death métal bien brutal qu’il s’agit. Etirements vers la gauche, étirements vers la droite et nous voilà parti dans un monde où règne le chaos et la violence.
Mais avec un qui sonne aussi US, il va être dur d’éviter de faire des comparaisons avec les maîtres du genre. Il est bien vrai que a entendre de prime abord on aurait pu lâcher quelques nom afin de faire un comparaison mais non. Mieux vaut se focaliser sur les qualités intrinsèques de ce disque.
Pour commencer les riffs sont bien pénétrants et froids. Leurs exécutions sans faille sont admirables. La mains ne tremble a aucuns moments bien que je vais quand même faire mon petit pénible en faisant remarqué de le solo se fait rare. En même temps, il n’est pas nécessaire d’en coller toutes les deux minutes non plus, le choix délibéré se révèle au final bien efficace. Le rouleau compresseur métronomique est lui aussi impressionnant. La cadence est impressionnante et le mélange bien dosé entre gros blast de folie et passages « calmes » est notable. Le chants particulier donne un relief appréciable que n’on pas forcement tous les disques de ce créneau. Ce point restera a l’appréciation de chacun mais pour ma part j’ai été plutôt convaincu.
La prod’ est assez ahurissante et elle renforce le coté très difficile a assimilé de ce disque. Puissant et bien mixé, elle ne manquera pas de vous penser a un certains groupe dont il faut taire le nom (on a dit pas de comparaison).
Allez un petit point négatif pour la route. Le disque est très dense, mais peu être trop dense car aucun titre n’arrive à se détacher. Là c’est à vous de choisir si c’est un bon point ou pas……
Pour un premier vrai album se disque se place bien dans la course au gros. Avec un peu plus d’expérience, le groupe va explosé !!!!!!!!!!
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| Chronique |
 14 / 20 |
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Mis sur pieds en 2000 au cœur de la renaissance Death Metal mondiale initiée par Anata, Nile, Hate Eternal et autres Cryptosy, les néo-zélandais de Ulcerate lorgnent comme les groupes cités vers des contrées très brutales tout en poussant loin leur technique instrumentale. Deux démos de bonne facture et une réputation naissante permettent au combo d’Auckland de décrocher la première partie de Cannibal Corpse sur l’île et d’être signé chez le label néerlandais Neurotic Records. Le premier album sort donc peu après le Battalion Beast de Panzerchrist et se nomme Of Fracture And Failure (2007).
Au premier coup d’œil on ne sait trop que penser de la pochette dessinée par le batteur James Saint Merat (bien réussie cependant) représentant un monstre hybride dans un décor futuriste, rappelant tous ces groupes Power / Moderno-Deathcore puants, le logo gris, carré et d’une platitude à pleurer n’incite pas non plus à la confiance… Et pourtant, la vérité surgit dès les premières notes : Ulcerate empreinte davantage à Hate Eternal qu’à Meshuggah.
Après cette mise au point de rigueur et les doutes dissipés, l’auditeur peut apprécier pleinement les compositions rapides et les titres truffés de double pédale. Sur Becoming the Lycanthrope le parallèle est inévitable : guitares incisives et véloces utilisant des gammes dissonantes, basse vrombissante, batterie en double pédale illimitée, blast-beat à la Roddy, les jeunes néo-zélandais ont incontestablement écouté en boucle The Book of Lamb (Internecine) et I Monarch (Hate Eternal).
Cela dit le quintet du pays de Jona Lomu ne se contente pas de faire du Hate Eternal de bas étage, bien sûr on y retrouve dans les guitares de la paire Hoggard / Rothwell ces rythmiques assassines et suprêmes combinées à des sonorités parfois dissonantes comme sait si bien les pondre Erik Rutan, mais à l’écoute d’un titre comme Ad Nauseam la différence est très nette, notamment dans certaines rythmiques saccadées omniprésentes alors que le mur de guitare des floridiens est en général constant.
Au niveau du chant de Ben Read, celui-ci se situe davantage dans la lignée d’un Kyle Simmons (ex Malevolent Creation, c’est à dire avec un petit côté Hardcore qui donne à ses growl un côté encore plus agressif, lui aussi d’ailleurs ne dédaigne pas s’aventurer dans un registre plus criard, même si dans ce domaine Ben Read comme de nombreux autres ne peut rivaliser avec les screams impressionnants de l’américain. Dans tous les cas le Death brutal de Ulcerate est brillant, suffisamment original et semble influencé par un large (parfois trop) spectre qui va parfois jusqu’au Hardcore, mais la base principale est largement Death Metal, un Death qui regarde souvent vers la technicité de haut-vol : The Mask of the Satyr montre un Saint Merat redoutable de vitesse et de précision accompagnant une série de riffs dissonants et étranges pas si éloignés d’un Gorguts période Obscura, ainsi qu’un final hystérique rappelant grandement le style alambiqué de Jon Levasseur (Cryptospy).
Bien que les prises de son aient été effectuées par le groupe lui-même, la qualité est irréprochable, peut-être grâce au mix de Alan Douches profond, puissant et pourtant suffisamment clair pour laisser une juste part à chaque musicien, une production qui rappelle ici aussi celle de l’album d’Internecine.
Il est assez rare de nos jours de tomber sur un premier album avec si peu de faiblesses, surtout dans un style nécessitant une mise en place et une technique irréprochable, et pourtant Michael Hoggard et sa bande font déjà étalage d’une maturité musicale flagrante à l’image de la judicieuse introduction Failure avant The Coming Of Genocide catchy à la furie très And Then You’ll Beg (Cryptopsy). On regrettera simplement un petit côté synthétique trop marqué, hélas souvent inévitable chez les groupes si techniques.
Pour un premier jet Ulcerate frappe fort mais passe pourtant relativement inaperçu dans une année 2007 ( mis à part les albums de Nile, Immolation et Behemoth rien d’extraordinaire) ou il y avait pourtant de la place pour faire un coup.
En matière de Death Metal, le danger vient désormais de partout, et même si les américains restent les maîtres du monde incontestés (avec Immolation, Origin, Morbid Angel, Hate Eternal, Nile, Suffocation ou Cannibal Corpse ça laisse un peu d’avance...), le danger vient désormais de partout, et après leurs voisins australiens de Psycroptic, Ulcerate est sur le point de tout casser lui aussi. Peut-être qu’ils parviendront à leurs fins avec le tout récent Everything Is Fire paru chez Willowtip Records en ce mois d’Avril 2009 et qui s’annonce explosif lui aussi.
BG
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