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Liste des groupes Death Brutal Ulcerate Everything Is Fire
CD paru enAvril 2009 - Willowtip Records
Ulcerate : Everything Is Fire, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 17/20
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Tracklist
1. Drown Within
2. We are Nil
3. Withered and Obsolete
4. Caecus
5. Tyranny
6. The Earth at its Knees
7. Soullessness Embraced
8. Everything is Fire

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7,05 €
Chronique
17 / 20
    BEERGRINDER, le Jeudi 30 Avril 2009 parlez-en à vos amis  
Avec des bombes récentes comme Cleptocracy (Kill The Client) et Oracles (Fleshgod Apocalypse), Willowtip Records n’est pas en reste en ce moment et parvient peu à peu à jouer des coudes et s’incruster parmi les labels incontournables en matière de Death et Grind aux côtés de Relapse ou Unique Leader. Ce deuxième Long Play des jeunes néo-zélandais devrait asseoir un peu plus leur notoriété. Après déjà un bon premier album de Death brutal ne négligeant pas quelques pérégrinations modernes, Ulcerate revient en effet avec un Everything Is Fire (2009) sensiblement différent de Of Fracture And Failure, mais tout aussi attrayant sinon plus…

Tout d’abord décrire le son dans les sorties actuelles de brutal Death devient quasiment inutile, étant donné que la plupart sont dotées d’un son énorme et écrasant, mettant toute la puissance en avant, sachez simplement que c’est encore le cas ici avec une production équivalente à Of Fracture And Failure (cf chro pour plus de détails). Une autre chose qui demeure chez Ulcerate est l’artwork étrange avec une pochette… expérimentale pour rester poli. Toutefois pour ceux que cette imagerie bizarre dérange, il est fortement conseiller d’aller au delà de vos premières impressions (qui ont été aussi les miennes) et de s’immerger dans l’univers métallique puissant et oppressant des néo-zélandais.

Si la vitesse d’exécution, la technique et le pilonnage en règle à la batterie est toujours de mise, ceci est moins systématique qu’auparavant, ces passages dissonants déjà présents sur Of Fracture And Failure sont repris ici, mais sont plus souvent intégrés dans des parties lentes où les rythmes lancinants du guitariste Michael Hoggard agissent de façon presque hypnotiques. D’ailleurs le titre d’ouverture Drown Within ne démarre réellement qu’au bout de 2 minutes après une longue intro dissonante et lente façon Neurosis, les chansons se sont ainsi considérablement rallongées pour souvent dépasser les 5 ou 6 minutes.

Les passages rapides sont heureusement toujours aussi efficaces et même un peu plus, les blast-beat sont moins omniprésents que par le passé mais n’en sont que plus redoutables lors de lors entrée en scène, et Jamie Saint Merat montre toujours une endurance très respectable à la double pédale et une rapidité qui l’est tout autant, à ce titre We Are Nil est peut-être le morceau du disque le plus proche de Hate Eternal de par son intensité : Ulcerate n’a pas coupé les ponts loin s’en faut, avec ses racines brutales puisées du côté de Hate Eternal, ils y ont simplement ajouté ce côté dépressif et lent à la Neurosis pour un mélange réussie, montrant que le combo est en train de se forger un sacré caractère. Les musiciens développent à loisir leurs thèmes sur ces longs titres, et la judicieuse alternance des parties dépressives et rapides (parfois les deux mêlées) permet d’apprécier le disque sans risque d’ennui en cours de route.

De plus les hommes de Paul Kelland, ayant ici repris le chant en plus de la basse, ne se contentent pas d’appliquer leur formule paisiblement, ils pondent de véritables tueries qui scotchent littéralement au mur, notamment Caecus dont la partie centrale est aussi lente et suicidaire que le début est brutal, pour ensuite repartir dans un crescendo très progressif qui se termine proche de la vitesse lumière. Dans les titres marquants, n’oublions pas Tyranny et son riff principale absolument incroyable, hypnotique de bout en bout.

La fin de l’album, même si de qualité quand même, semble un tout petit peu plus convenue notamment The Earth at its Knees, mais garde quand même la plupart des concurrents à distance respectable, finissant qui plus est sur la chanson titre, lacérant le crâne à coup de blast et de notes distordues où le mot oppressant prend une fois de plus tout son sens.

Avec un album sans faille et régulier et un artwork digne de ce nom qui symboliserait mieux leur côté noir et dépressif, Ulcerate pourrait bien se faire une place au milieu des cadors comme Nile ou Origin. A suivre de près pour l’avenir.
Quand à ce Eveything is Fire qu’en est-il ? Du brutal Death dépressif ? Du Dark Stoner Death Metal? Du Funeral Brutal Doom? Ouais et bien ne rigolez pas on en est pas si loin, en tout cas à écouter avec un minimum de lumière et un max de Vodka à disposition…

Un potentiel infini pour une musique surpuissante et singulière.

BG


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