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| CD paru le 01 Novembre 2004 - Season Of Mist |

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1. Malignant Coronation
2. Ghoul
3. Possessed
4. Lords of Swords
5. Helvete
6. Mouth of Madness
7. Unholy Paragon
8. Sacrifice (Bathory Cover)
9. Morbid Lust |
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| Chronique |
 19 / 20 |
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- Tu crois pas que t’y vas un peu fort avec ton 19/20 là ?
- Ca y est… j’ai encore rien dit et faut qu’on vienne casser du sucre sur une chronique même pas entamée. On aura tout vu !
- C’est pas pour être méchant mais la note maximale est à utiliser avec recul et parcimonie. Ou alors c’est que tu t’extasies devant n’importe quoi…
- Je reconnais ton raisonnement quelque part, talent est un mot balancé à toutes les sauces aujourd’hui. Mais ici, pas de blasphème, s’il te plaît ! Ecoute… Non… Enfin, tu t’assieds, tu la boucles et tu me donnes le temps qu’il faut pour te proposer trois bonnes raisons de congratuler Desert Northern Hell.
Tout commence sur une citation connue de beaucoup : « No Keyboards, No Female Voice, No Fucking Compromise . ». La devise à Tsjuder, probablement révélatrice du contenu de ce dernier album. Enfin, voyons le bon côté des choses : On aura pas droit au clavier frisaille à dentelle, ni à Draculette en rouge pétant, ni à l’astiquage du snob. C’est tout bénef, le Black Metal de Tsjuder évite déjà les mauvaises surprises.
Bon. De là à espérer un album parfait, on y est pas encore ; la crainte de devoir supporter des grognards chevelus sans queue ni tête ( Nan, pas de jeu de mots. Ah tiens, j’ai attiré l’attention de Morgan ! ) reste une alternative indésirable malheureusement existante.
Le suspense gâché par la note en haut de page ne me permet pas de vous raconter avec quel enthousiasme Arch a découvert les prouesses de ces Norvégiens audacieux.
En premier lieu, Desert Northern Hell est une thrash-blackerie. Une grosse, une lourde, une rapide, une brutale, sans relativisme, sans compromis comme aiment dire nos joyeux lurons en corpse paint.
En effet, le groupe qui projetterait d’associer le thrash et le black à un tel niveau peu bien se mettre à cravacher ! Chaque élément propice aux deux genres y est omniprésent, finement harmonisé et homogénisé par une série de transitions efficaces. On passe de blast-beats à mouvements speeds, de riffs convulsés à guitare rythmique tranchante et millimétrée. On a même droit à un ton très bourru effectué en parallèle avec la haine propre du Black Metal, à des assemblages sismiques tels le départ brutal de Malignant Coronation et sa suite fracassante de maîtrise. Jetant l’eau bouillante à la face de l’auditeur, l’appareil est lancé et, rassurons –nous, aucun risque qu’il s’enraie.
Oui, aucun risque de cahotage et voici que débarque le deuxième argument. Oh joie ! Pour finir, on a pas droit à de sempiternels beuglements dopés au multipiste ( Morgan relève encore la tête, persuadé qu’on se fout de sa poire ). Les gars de Tsjuder ne tournent pas autour du pot mais ce sont de vrais musiciens qui s’assument et exploitent leurs instruments. Sur ces matraquages jouissifs, tout est exécuté avec soin et précision. On y recèle d’abord une forte influence à la Celtic Frost et un black metal fort proche d’un Immortal première période. Direct et travaillé à la fois, Tsjuder n’hésite pas à imposer ses variations, ses qualités mélodiques principalement dévoilées sur ses fresques purement black, son savoir-faire du riff Thrash rentre-dedans, un petit solo névrosé sur Ghoul, tiens. Et ça marche ! On hésite pas non plus à utiliser le mid tempo à bon escient, enchaîner les rapports comme il faut grâce à un registre de breaks décidément géniaux, à passer de la frénésie métallique à l’invocation à Satan dans toute sa splendeur, et on exécute le tout avec précision, compris les gars ? On peut dire que c’est réussi, tout se tient et rien ne ralentit, ni même ce Nag, un braillard au ton pénétrant par sa rage. Tsjuder propose aussi quelques intrusion pour le moins surprenantes. Notons Mouth Of Madness qui se veut être un petit récapitulatif de la scène metal au sens large, ça démarre sur un Heavy bien lourd, ça part en Thrash de choc, ça atteint l’apogée avec un couplet Black au riff transcendant. La démarche me fait penser au Metal Storm sur le Show No Mercy que tout le monde connaît. Il y a aussi Sacrifice, une reprise du premier opus de Bathory, un digne honneur pour le regretté Quorton.
Enfin, troisième et dernière preuve de la qualité de ce cd, Tsjuder est tout simplement incontestable. Ils sont incontestables par leur sincérité et leur pouvoir de conviction au sein du mouvement, par leur musicalité qui ravirait n’importe quel metalhead mais aussi, et cela est d’ailleurs assez étonnant, par la facilité de contact de ce Desert Northern Hell. Une production excellente, légèrement mate afin de conserver le côté brumeux, synonyme de cohérence avec la composition et une capacité à rendre leur black metal suffisamment entraînant et accrocheur pour séduire quelques nouveaux aventureux.
Avec ces quelques points, tu devrais être convaincu, pas vrai ? Non ? Mauvaise volonté, c’est ça, hein ? Petit brigand va. Alors je te sort mon Joker final : Morbid Lust. Ce titre clos le chapitre et mérite bien son nom. Ouaip, combien de temps je ne me suis pas astiqué sur ce monstre ! Un massacre de 11 minutes, un Anti-Christian au sommet de son art, des guitares meurtrières, du pur Thrash, un brossage de tableau sanguinolent, une éruption inexorable et infatigable, un gros coup de botte dans ton derrière. Si après ça, tu restes encore de marbre, je n’ai plus que la boite de cotton-tiges en guise d’espoir final.
Peu après la sortie de Desert Northern Hell, Tsjuder splitta. Nag rejoignit Krypt, autre projet dans la veine de Tsjuder, ses compères prirent une autre direction.
Ainsi s’achève l’histoire d’un groupe aujourd’hui respecté de la grande majorité des adeptes du Black Metal, un groupe qui aura mérité un statut de reconnaissance digne de ce nom, l’une des dernières progénitures d’une scène qui se dégrade aujourd’hui.
Tsjuder peut ainsi bomber son torse de fierté et passer la porte vers la légende. Son empreinte éternelle ? Une discographie qui fera date, oh que oui !
16 commentaires |
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| Chronique |
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Attention chef d'oeuvre ! La flamme de la scène norvégienne commençait à s'estomper (avec des bouses comme Dimmu et les nouveaux Mayhem c'est normal), c'est alors que Tsjuder lança dans la flamme "Desert Northern Hell", qui eut l'effet de 10 litres de vodka (et je dis cela sans exagération). Prenez la vitesse d'un Slayer, le style d'un old Bathory et l'obscurité d'un Darkthrone et vous obtenez cette merveille. Un album qui met une claque dans la boue où commençait à s'enliser le black norvégien et qui relève la tête des guerriers du black.
Petit coup d'oeil à l'artwork, vraiment très belle, les photos des membres du groupe dans la forêt enneigée donnent un aspect sincère à cet album. Attention, nous sommes loin des super photos retravaillées et industrielles des "gros" comme Cradle, qui ne mériterait même pas d'être mentionné dans cette chronique. Vous avez simplement là des photos en noir et blanc, de simples clichés de chaque membre, du vrai, bravo à Tsjuder.
"Malignant coronation" démarre l'album et donne avec son hurlement d'entrée, la vitesse et la violence de ses riffs, une idée de la splendeur de Tsjuder.
"Ghoul" souligne par son intro en roulement de batterie que Tsjuder a misé gros sur l'importance des fûts, ce qui manquait dans le black, et marque un point en même temps que la claque monumental qu'il fout dans la gueule des poseurs.
"Possessed", on ne peut qu'être saisi par le riff si sombre qui s'impose après le refrain. Très old school, on se rend compte ici de ce qu'est vraiment le black.
"Lord of sword" nous fait apprécier le son de guitare si jouissif dans cet album, qui rappelle le passé sincère oublié par les superproductions d'aujourd'hui.
"Helvete" demarre avec un riff plus lent que les autres, mais le reste est tout aussi rapide, très réussie. Son nom, du norvégien et qui signifie "Enfer", est un peu le titre qui souligne l'identité du groupe, ce sera une habitude puisque dans leur nouveau groupe, Krypt, Nag reste fidèle à cette idée et comme il l'a dit lui-même, dans chaque album qui lui est propre il y aura toujours la présence d'au moins un titre en norvégien.
Cela n'est rien comparé à "Mouth of madness" qui démarre par un petit solo de batterie et une petite note de guitare avec un son particulier. Un morceau majoritairement en tempo régulier par moment plus rapide, on ne peut qu'être saisi par les paroles si bien interprétées par Nag. Une bombe.
"Unholy paragon", une intro d'une telle beauté ! Elle fait froid dans le dos, c'est à la fois si sombre et si froid. Quant à la suite, on a affaire à un morceau faisant partie des plus rapides et des plus violents de l'album.
La reprise de "Sacrifice" de Bathory est plutôt bien réussie. Moi qui n'accroche pas trop à cette chanson, Tsjuder l'a interprété à merveille, le refrain est superbement interprété.
"Morbid lust", un morceau d'une rare excellence, un long titre par rapport aux autres (à peu près 11 minutes) qui pourrait être interprété comme l'identité musicale du black norvégien. On peut entendre, par moment, un riff qui rappelle la dernière partie de "Black spell of destruction" de Burzum, excellent. Cette chanson est si réussie qu'elle est, selon moi, un des hymnes du black metal.
La Norvège est connue pour l'excellence de son black et Tsjuder en a donné la preuve avec son meilleur album, et qui est un des meilleurs du black tout court d'ailleurs. Le groupe n'est plus malheureusement... mais ce disque est immortel, c'est une oeuvre à l'âme immortelle qui survivra dans le temps et ravira les nostalgiques de la "belle époque".
Dromen
2 commentaires |
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| Mini-Chronique |
 15 / 20 |
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La succession d'Immortal est assurée!!
En quelques mots : excellentissime album de ces démons norvégiens.
Je les ai découvert avec "Demonic Possession" sorti chez Drakkar prod. en 2002 et c'était vraiment déjà très prometteur...Ce troisième album est tout simplement bluffant. Ces messieurs jouent un black "old school" mâtiné de riffs death/thrash très rapides et on ne peut plus brutaux, que du bonheur donc pour les black-métalleux. Les vocaux sont bien déchirés et criards comme il le faut. L'influence d'Immortal (2 premiers albums) est très présente, mais attention, il n'y a ici aucun "repompage" comme pas mal de pseudo-groupes actuels, car ces norvégiens ont une vraie personnalité et un style bien personnel.
En somme, du black bien rentre-dedans et efficace comme on voudrait en entendre plus souvent. Procurez-vous cette galette au plus vite car c'est une des bombes black de 2004!!
Note : 19/20
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