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Chronique
 | note : 12/20 | La vie d'un musicien, ou d'un groupe, tout au long d'une carrière, s'accompagne souvent de choix difficiles. Celui de l'orientation musicale est crucial. La question est de savoir jusqu'à quel point on se doit de faire évoluer son œuvre. Certains se contentent de petites touches subtiles, d'autres envisagent chaque nouvelle sortie comme un tableau vierge de tout, qu'ils peuvent barbouiller dans une totale liberté, en se souciant peu de ce qu'ils faisaient avant. La vérité se trouve sûrement dans une démarche à mi-chemin entre les deux.
Lorsque le premier album du groupe sort en 1979, la plupart de ces membres ont à peine 23 ans, et s'ils délivrent leurs désarrois dans un cri de révolte, c'est avec la force et la fougue de leur jeunesse d'alors. Aujourd'hui, presque 30 ans ont passées, et, la maturité aidant, Trust tente de nous délivrer un album bien plus riche et bien plus réfléchis qu'autrefois. Autant le dire tout de suite, ceux qui s'attendent, à voir Bernie vomir son fiel haineux sur la société et le monde actuel, soutenue par des riffs rageurs seront forcement déçu.
Mais que reste-t-il alors de Trust aujourd'hui?
Un groupe résolument Rock, teinté parfois de Blues, et ancré dans une modernité redoutable, et ce grâce à l'ajout de ces scratchs, samples et autres sons de machines qu'on a bien plus l'habitude d'entendre dans les productions Eléctro que dans les genres qui nous occupent ici. Et pourtant ces ajouts sont toujours placés de manière intelligemment complémentaire, enrichissant la musique sans jamais l'alourdir.
Les puristes crieront donc à l'hérésie, argumentant que Trust n'est plus que l'ombre de lui-même et qu'il a vendu son âme au diable. Oui mais voilà, Bernie reste Bernie, et ses textes, quoique plus subtils, quoique plus désabusé que réellement révoltés n'en reste pas moins un constat d'une cruelle exactitude sur le monde d'aujourd'hui. Et ceux qui feront l'effort d'ouvrir leurs esprits en laissant derrière eux ces idées préconçues sur ce que devrait être le groupe sauront apprécier ce disque à sa juste valeur. Comment être étonné de ce qu'est Trust aujourd'hui lorsqu'on connait l'intérêt de Bernie pour la musique, au sens le plus large du terme? Comment être étonné de retrouver ici des morceaux tels que "Surveille ton Look", reprise épuré Eléctro, parsemé d'à peine quelques guitares, d'une batterie et surtout de la voix de Bernie plus convaincante que jamais; lorsqu'on sait que la relecture de ce vieux classique du groupe s'inscrit dans la continuité du travail commencé sur "Ni Dieu, Ni Maitres" avec "Pensées", ou "Dieu est Conservateur, le Diable est Libéral"?. Cette relecure est atypique, mais bougrement réussis. Et que dire de cette autre étrangeté, "Psaume", sorte de cantique ennuyeux ânonné, de plus de trois minutes qui constitue un des quelques rares points faibles de ce disque? On touche alors le fond, pourtant ce morceau n'est rien moins qu'une cohérente introduction de l'excellent "Vae Victis", chanson assez représentative de ce Rock que défends le groupe depuis "Europe Et Haines". Dans le même état d'esprit on peut aussi ajouter "Toujours Parmi Nous", "Promesses Osées", "Des Mots", "Après les Hymnes" . Et lorsque l'album se termine sur un "En apparence" acoustique, balade aux parfums de "Tous ces visages" on se dit qu'on vient de faire un drôle de bout de chemin dans un drôle de disque au plaisir pas nécessairement accessible d'emblée. On se dit qu'au delà de nos préjugés, au delà de nos vieux fantasmes de retour rageur du groupe, la magie opère.
Au final ce disque, nourris de ces deux prédécesseurs, n'a finalement qu'un seul gros défaut c'est d'être bien plus un album de Rock-Eléctro aux relents Bluesy, qu'un album de Hard-Rock ou de Metal. Mais c'est ainsi, fort de la maturité et de l'intérêt de ces musiciens pour les musiques qui l'entourent, Trust est aujourd'hui le groupe de Rock le plus innovant du moment. Doit-on pour autant tourner le dos à une œuvre au nom de ces émois nostalgiques que nous a procurés autrefois ces musiciens, et refuser leurs évolutions? C'est à chacun de se décider, pour ma part, je lis ce "13 à Table" comme un nouveau chapitre de l'histoire de Trust, un nouveau chapitre qui a simplement d'autres choses à nous raconter, et pas nécessairement moins essentielles.
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21 commentaires
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Jeudi 25 Septembre 2008 |
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Commentaire
 | note : 7/20 | | j'étais très pessimiste a l'attente de cet album de trust, mais je viens de me rendre compte qu'en réalité j'étais bien loin de me douter du fou rire a venir!
Car si trust n'a jamais été un groupe culte pour moi, quelques bon morceaux faisaient que j'aimais bien en écouter un peu de temps en temps ! Mais là, franchement, je dirais qu'ils on vraiment chié dans la colle (et encore je suis poli)!
Bon je m'explique: Trust pour moi c'était un groupe de hard rock militant tourné vers le punk. Et bien plus maintenant, Trust est devenu un groupe de rock pour ménagère de moins de 50 ans qui veut râler contre la politique au grès de textes a la démagogie assumée des plus condamnables.
Musicalement, donc, nous avons droit a une bouillie a la limite du supportable, c'est simple sans la voie de bernie on pourrait croire qu'on écoute le nouveau bb brunes! les guitares sont gimauvesques, le scratch insupportable, et les compos aussi intéressantes que celles du dernier superbus (quoique wow est peut être mieux composé)! Il émane de tout cela une aura de pognon facile de mièvrerie, le tout est si sirupeux et sucré qu'on choperait le diabète facilement a trop l'écouter!
Revenons aux textes qu'un mioche de 15ans aurait pu écrire tant les rimes sont faciles et les thèmes bateaux!
Bref Trust est devenu le Renaud du hard rock, une sorte d'entité décidée visiblement a pomper notre compte en banque en nous collant des fous rires a 22euros l'unité!
13 a table est l'album le plus mauvais que j'ai eu l'occasion d'écouter depuis un bon moment!
Toujours parmi nous? certes, mais s'il vous plait les gars prenez votre retraite, peut être serez vous meilleurs au dominos!
j'attends avec impatiente le duo avec Vincent Delerme dans le prochain!
| Dimanche 21 Decembre 2008 |

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