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Liste des groupes Gothic Metal Tristania Ashes
CD paru en2005 - SPV
Tristania : Ashes, chronique, tracklist, mp3, paroles

NOTE : 16/20
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Tracklist
ORIGINAL TRACKLIST

1. Libre
2. Equilibrium
3. The Wretched
4. Cure
5. Circus
6. Shadowman
7. Endogenesis
8. Bird

TRACKLIST (LIMITED EDITION)

1. Libre
2. Equilibrium
3. The Wretched
4. Cure
5. Circus
6. Shadowman
7. The Gate
8. Endogenesis
9. Bird

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NEUF
Chronique
16 / 20
    Kivan, le Lundi 10 Janvier 2005 parlez-en à vos amis  
C’est pas moins de quatre ans qu’il aura fallu attendre aux fans de Tristania pour pouvoir de nouveau écouter un nouvel album de ce groupe phare de la scène metal gothic.
Et après deux albums typiquement gothic, composés de la main de maître de sir Morten Veland, puis un World of Glass plus symphonique et grandiose, nous étions en droit de nous demander dans quelle voix allait encore évoluer les norvégiens pour ce Ashes.
Mais déjà la pochette annonçait la couleur : simple et pur, telle pourrait se décrire désormais la musique du groupe.
Ce Ashes n’est ni un World of Glass deux, ni un retour au début du groupe. C’est bel et bien une nouvelle évolution, vers une direction musicale plus orientée metal atmosphérique ; mélodique, simple et beau…
L’album débute très fort avec Libre, ou le groupe signe leur compos la plus violente, avec la voix black de Kjetil Ingebrigtsen, qui y est prépondérante, des rythmiques rapides et des riffs de guitares à la fois mélodiques et incisifs. Quand à la belle Vibeke, elle est réduite sur ce titre à des brèves parties genre chorale assez en arrière plan…
Heureusement, la belle se rattrape sur le titre suivant, Equilibrium qui renoue nettement plus avec ce qu’à l’habitude de faire le groupe, des parties plus mélodiques, un brin langoureuses et poétiques, voire même un peu tristes, tout dépend comment vous les percevez bien entendu. Et bien entendu, on retrouve l’incontournable duo Vibeke/Orsten au chant clair masculin… du grand Tristania… sauf que les parties synthé sont remplacées par des parties de guitares acoustiques… pour un résultat très cristallin…
La suite de l’album continue dans cette alternance de passages violents et de parties très mélodiques, notons au passage la ballade « Cure », très réussie, très émouvante.
Nouvel album, nouveau style, si vous attendiez une suite à World of Glass vous serez déçu… et vous passerez surtout à côté d’un très bon album !

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Chronique
17 / 20
    AmonAbbath, le Mardi 29 Septembre 2009 parlez-en à vos amis  
Figure désormais incontournable de la scène gothique, Tristania a toujours su se montrer imprévisible, bien souvent indépendamment de sa volonté d'ailleurs. Les bases solides construites sur Widow's Weeds et Beyond the Veil avaient volé en éclats sur World of Glass, disque souffrant du départ de Morten Veland, principal compositeur jusque là. Le jugement des fans de la première heure fut sans appel pour ce cd : NON! Plus symphonique, plus grandiloquent dans son approche, World of Glass n'a pas satisfait le peuple, et ce malgré de nombreuses qualités. La palette d'émotions n'était plus la même, il était grand temps de revenir aux sources afin de rassurer les aficionados. Ashes, ou comment revigorer un passé tombé en cendres...

Par son homogénéité, World of Glass pouvait empêcher l’auditeur d’être transporté. Ici au contraire, l’ambiance change d’un titre à l’autre et on ne se lasse pas de suivre le cheminement des chansons pour être à nouveau surpris. Les enchaînements sont fort bien sentis, Libre par exemple débute de manière assez brutale (pour du Tristania), nous plaçant d’entrée de jeu face à un morceau oscillant entre death mid-tempo et black (pour la voix), rehaussé de claviers psychédéliques et de passages atmosphériques sur lesquels la belle Vibeke se cantonne à un chant planant et ambiant du plus bel effet, le tout suivi d’Equilibrium, chanson plus classique et cette fois complètement atmosphérique dont la principale attraction est un duo de voix claires masculine et féminine. Bref, deux morceaux très différents qui ne pouvaient se côtoyer que sur Ashes, grâce à un effort de composition qui semble plus qu’évident.

Un fait qui marque également à l’écoute de The Wretched et Endogenisis, deux morceaux à tiroirs, l’un atteignant les sept minutes, l’autre les dépassant de moitié. Claviers, violons, guitares sèche/acoustique, passages death, planants, épiques, envoûtants, ... Une telle diversité fait plaisir à entendre, surtout quand rien ne sent la démonstration facile. Cohérents dans leur construction, ils passent tous deux comme une lettre à la poste.

Cure et Circus sont l’exemple parfait de cette alternance de calme et de tempête (gentille, la tempête). L’une est une ballade profonde et absolument berçante (une écoute nocturne peut facilement faire piquer du nez), ce qui n’enlève rien à sa beauté, loin de là, l’autre est plus sombre et une attention toute particulière semble avoir été portée à l’ambiance développée par les claviers. Nous retiendrons également quelques belles lignes de basse sur cette dernière.

Si l’on cherche à tout prix un bémol sur ce disque, c’est sans doute Shadowman qui emportera le titre. Reposant sur un refrain une nouvelle fois atmosphérique et envoûtant, le morceau s’étend peut-être quelque peu en longueur. Il reste sans conteste agréable à l’oreille (en partant tout de même du principe que l’on apprécie le style, bien sûr), mais il ne représente pas du tout une expérience inoubliable.

Bird en revanche conclura le brûlot de manière idéale, alternant un couplet atmosphérique et un autre plus agressif, suivis d’un refrain mélodieux dont Vibeke a le secret. À nouveau, les claviers ajouteront une touche emplie de feeling à un morceau qui déjà n'en manquait pas.

Tristania signe donc une œuvre inspirée, munie d’un artwork sobre mais bien pensé, sans parler des illustrations du livret, très agréables. Il est attristant de constater qu’après ce retour en force, les chemins de la facilité et du formatage aient été explorés avec le décidément fade « Illumination »...

17/20

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Chronique
19 / 20
    Vrael, le Samedi 04 Avril 2009 parlez-en à vos amis  
Après ma déception quant à l'écoute de World of Glass, j'étais un peu dubitatif lorsqu'on m'a prêté Ashes. Je me demandais ce que ça allais donner... et puis finalement, à la fin de l'écoute, j'avais le sourire aux lèvres : de l'excellent travail que cet album.

D’accord, le groupe a changé de style. C’est souvent synonyme de quelque chose de mauvais : soucis de se vendre à un public plus large, ce qui se traduit par une déception de la part des fans. Or, là je n’y vois rien d’autre qu’une volonté de s’exprimer différemment, ou tout simplement un caprice. Peut-être aussi le désir de se démarquer du groupe Sirenia, dont le style musical est plus que proche à celui de Tristania. Ce qui est sûr, c’est que ça reste du gothique, malgré l’absence de chorale et d’orchestre. Mais au lieu de s’orienter vers du symphonique, Ashes est inscrit dans quelque chose de plutôt acoustique. Ça change de Widow’s Weeds et de Beyond the Veil, c’est clair, mais je ne pense pas que ça fasse tâche avec la discographie, puisque c’est très bien fait.

Ce qui fait que c’est aussi beau et agréable est le rendu impeccable de l’album : les accords sont souvent simples (anecdote : on a besoin que d’une corde pour jouer Shadowman) et l’ambiance sobre. Pourtant, ça ne donne pas l’impression d’être bâclé par flemme (ou manque de temps ?) comme avec World of Glass, au contraire. On sent tout le travail fourni pour créer les ambiances. De plus, ce n’est jamais trop violent ou trop mélancolique, c’est toujours dosé comme il faut.
L’autre petit truc qui fait l’excellence de Ashes, c’est le jeu des contrastes : « Libre » est un morceau violent et glauque, et lui succède « Equilibrium », nettement plus doux et clair. Ensuite vient « The Wretched », violent et glauque, etc. L’exemple de plus flagrant de ce que j’affirme réside dans « Endogenesis », un condensé de ces alternances. Ça nous donne une impression de chauds-froids surprenants, que je trouve bien agencé.
Mais la perfection n’existe malheureusement pas : il y a un petit truc qui fait tâche sur Ashes : dans le refrain de « The Wretched », les chants criés massacrent celui de Vibeke, que l'on n'entend qu'à ce moment dans la chanson, ce qui est regrettable.

Mis à part ça, j’espère ne choquer personne en qualifiant Ashes de chef-d’œuvre, même s’il est certes un peu dommage qu’il soit différent des albums précédents (on ne change pas une équipe qui gagne, comme dit l’adage). L'avantage est qu'il permet d'effacer le mauvais goût que World of Glass nous avait laissé sur la langue, et puis il nous offre la preuve que Tristania est un bon groupe : il peut jouer quelque chose de différent, tout en restant bon et accrocheur. Ça mérite bien un 19/20.


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Mini-Chronique
19 / 20
    Morticia, le Lundi 21 Fevrier 2005 parlez-en à vos amis  
Un sourire radieux se dessina sur mes lèvres, dès la première écoute, j'ai retrouvé dans toute sa splendeur, le groupe que j'aimais tant, mais qui m'avait déçue avec World of Glass...
Tristania, après 3ans d'absence, reconquérit mon cœur avec leur magnifique Ashes.
Une puissance qu'ils ont retrouvée en plus d'un nouveau membre, nous feraient presque oublier Morten...
C'est vrai, comme dirait Kivan, c'est ni (heureusement je dirais même) un deuxième World of Glass, ni un retour aux sources qu'ils nous livrent la, mais un style totalement différent encore, et aussi pour répéter ses mots, bien plus direct.
Un grand changement fut pour moi, la transformation des parties mélodiques pures, en partie que je nommerais, instrumentales, les guitares acoustiques et le piano se mélangeant volontiers aux riffs lourds et puissants. Ils s'enchainent différemment aussi.
Puis, la façon de chanter de Viebeke, plus affirmée qu'aux débuts, plus mature même, bien sûr il reste les fameux passages de Tristania, ou on l'entend avec sa voix cristalline devant l'orchestre de violons, etc.. Mais, c'est moins régulier que dans Widow's Weed ou Beyond the Veil.
Vraiment, ces trois années leur ont fait le plus grand bien je crois, on sent directement en écoutant Ashes une bonne évolution et c'est si agréable de pouvoir laisser ses pensées repartir comme avant, sur ce chef d'œuvre du gothic, puissance sombre.
Sublime album.

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Mini-Chronique
18 / 20
    Corwin, le Lundi 19 Juin 2006 parlez-en à vos amis  
Aaah, Ashes... J'avais moi aussi été déçu par World of Glass, un album qui s'avérait un peu maladroit (ce qui était un comble vu le niveau des deux précédents, le départ de Morten s'était fait réellement sentir). Et de fait, en grand fan de Beyond the Veil, j'ai failli ne pas acheter celui-là.
C'est la pochette qui m'a finalement poussé à le faire: elle est extrêmement simple et pourtant très belle. Elle me tendait les bras, sur le présentoir, et je n'ai pas pu résister. Allez, tant pis, en espérant que les trois ans auront fait la différence...
Bonne inspiration que j'ai eu là. Car Tristania a mis de côté son passage claviers et chœurs mal placés et chant mal assuré, pour tentative de musique grandiose échouée. Dans Ashes, Tristania revient avec un style à l'image de la jaquette, simple, pur et pourtant tellement réussi. Moi qui suis habituellement demandeur de musique sophistiquée, j'ai craqué pour cette galette au style très direct (je sais, je répète...) alors que j'avais rejeté le World of Glass pourtant plus proche de mes attentes, mais mal foutu.
La formation sans Morten est donc revenue au niveau d'avant sans refaire la même musique à l'infini, et c'est une bonne chose. Je ne me lasse pas de ces passages acoustiques simplement géniaux, et du chant de Vibeke, décidément beaucoup plus mature qu'avant. Superbe.

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