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Liste des groupes Heavy Symphonique Trillium Alloy
Album, date de parution : 04 Novembre 2011 - Frontiers Records
Style: Heavy Symphonique

NOTE SOM : 16/20
Toutes les notes : 14/20 Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. Machine Gun 05:45
2. Coward 04:20
3. Purge 04:37
4. Utter Descension 04:18
5. Bow to the Ego 04:54
6. Mistaken 04:40
7. Scream It 05:32
8. Justifiable Casualty 05:35
9. Path of Least Resistance 04:53
10. Into the Dissonance 04:13
11. Slow It Down 04:31
Bonustrack
12. Love Is an Illusion 03:26
Total playing time 56:44

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23 membres possèdent cet album
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24 avis 1 14/20
Chronique
13 / 20
    MetalAngel, Jeudi 24 Novembre 2011 parlez-en à vos amis  
pas un chef d’œuvre, ni une catastrophe, loin de là, juste une réalisation réussie à moitié

L’année 2011 aura été forte en émotions musicales, aussi bien négatives que positives, c’est le moins que l’on puisse dire. De nombreux albums de très bonne facture ont vu le jour, démontrant tout le talent de jeunes ou moins jeunes musiciens issus du monde entier, comme nous avons tous pu le constater avec les plus récentes réalisations de combos aussi divers que variés, tels que Myrath, Dream Theater, Megadeth, Journey, Manigance, Minushuman, Solstafir ou Steel Panther.

2011 aura aussi été une année où les femmes auront affirmé haut et fort leur égalité face à une gent masculine ayant trop tendance à croire en sa prétendue supériorité, ceci dans tous les domaines, excepté le ménage, bien entendu… Ainsi, la créativité et la puissance n’est plus l’apanage de ces messieurs. Cette vérité a émergé avec l’apparition ou la confirmation de nouvelles formations entièrement ou partiellement féminines : Issa, Arven, Alyson Avenue, Lahannya, Niobeth…et aujourd’hui, Trillium, le project-band de la vocaliste américaine Amanda Somerville.

Comme vous devez sûrement le savoir, Amanda n’est pas une inconnue dans le monde plutôt tolérant du metal. Ayant collaboré avec de talentueux groupes ou artistes, européens pour la plupart (Edguy, Aina, Luca Turilli, After Forever, Avantasia, Epica, HDK, Serenity, Michael Kiske, etc), sud-américains pour d’autres (Shaaman, Andre Matos), que cela soit dans le cadre de participations actives (enregistrements de parties vocales ou de morceaux entiers) ou au travers de séances de coaching, la belle blonde a également sorti en solo deux albums et deux EP par le passé (les LP ‘In The Beginning There Was’ en 2000 et ‘Windows’ en 2009 et les minis ‘Blue Nothing’ en 2000 ainsi que ‘Never Alone’ en 2003). Son Curriculum Vitae est, somme toute, assez impressionnant. Cela est principalement dû à son timbre de voix unique et à son omniprésence dans le domaine de la création artistique qui en font une chanteuse très demandée.

En ce mois de novembre 2011, Amanda Somerville sort un nouvel effort, cette fois-ci non solo, étrangement intitulé ‘Alloy’ (une substance composée de matière métallique et non-métallique, donc rock et metal) avec, comme je le disais plus haut, un project-band, Trillium (une sorte de trinité). Ce dernier regroupe les zicos les plus professionnels et les plus productifs qui soient sur le « Vieux Continent » : Sascha Paeth (guitares, basse), Robert Hunecke (batterie) ainsi que Miro (claviers). Par ailleurs, nous retrouvons également deux guest-stars habituées à ce genre d’exercice, j’ai nommé Jorn Lande (Jorn, ex-Masterplan) et Sander Gommans (HDK, ex-After Forever).

Musicalement, ‘Alloy’ tient bien la route. La demoiselle mélange ici ses deux Amours, le rock et le metal, contrairement à ce qu’elle avait pu faire précédemment aux côtés d’un Kiske « marshmallow » sur ‘Kiske/Somerville’. Le debut-album de Trillium est plus direct et agressif, même si les passages incisifs se manifestent encore trop rarement. Amanda nous montre une facette moins légère et plus sombre de sa personnalité, tant au niveau des paroles, plus profondes et recherchées, que sur un plan purement mélodique, les notes aériennes faisant désormais place à une grave lourdeur, sans toutefois nous abreuver de riffs sur-plombés, comme l’on peut le voir chez After Forever ou HDK, par exemple.

Dès le premier titre, « Machine Gun », et son refrain plutôt pêchu, le ton est donné : la « michiganaise » souhaite en découdre avec son image de douce « diva » qui lui collait à la peau jusqu’il y a peu. Cette démarche se confirme sur la suite de l’opus : « Coward », « Purge », « Bow To The Ego », « Scream It » (sur laquelle Jorn Lande a apposé sa voix), sont autant de compositions efficaces et dynamiques. Les autres titres, « Mistaken », « Path Of Least Resistance », « Into The Dissonance » en tête sont plus orientés mélodies, sans porter l’étiquette « chansons molles du genou et sirupeuses ». Cependant, il convient de préciser que ce ne sont pas non plus des morceaux très originaux. Pour l’éclair de génie, on repassera. Néanmoins, ils se laissent écouter avec plaisir et les soli sont extra. Enfin, une galette de metal mélodique ne serait pas une galette de metal mélodique sans quelque bonne ballade. Et dans ce rôle, on peut dire que « Slow It Down » s’en sort merveilleusement bien tout en clôturant l’album sur une note calme et posée. A noter : la version limitée du disque contient un bonus track anecdotique, « Love Is An Illusion », qui mérite largement sa place.

Même si ce premier album du quartet européen n’est pas mauvais en soi et constitue un album correct, il y a malgré tout certains éléments gênants, voire choquants, à commencer par l’incroyable mimétisme entre les voix d’Amanda et de Simone Simmons (Epica). Dès les premiers instants de cet ‘Alloy’ un peu bancal, on se pose la question qui tue : est-ce Amanda Somerville qui interprète réellement les 11 titres de cet album ou est-ce la flamboyante rousse hollandaise ? En outre, la production n’est pas extrêmement réjouissante (on a la fâcheuse impression d’entendre le son de ‘Decipher’, le second opus d’After Forever). Cette dernière ramollit un tantinet l’ensemble, qui aurait pu être magnifié par une production plus clinquante, moins rugueuse. Enfin, certaines compositions se ressemblent et certaines longueurs pointent le bout de leur nez assez régulièrement, ce qui nous fait décrocher de temps en temps. Heureusement, d’autres passages instrumentaux ou les refrains, nous ramènent à l’écoute de ‘Alloy’.

Nous avons là un disque qui ne restera pas dans les annales, c’est sûr, mais avec un travail plus important sur le plan de l’écriture, une meilleure production ainsi qu’une patte personnelle plus prononcée, Trillium peut espérer obtenir plus de considération et d’intérêt de la part des fans et des médias. En fin de compte, pas un chef d’œuvre, ni une catastrophe, loin de là, juste une réalisation réussie à moitié, que vous ne devez acheter que si vous êtes un fan absolu de la blondinette ou d’un des musiciens qui l’accompagnent. Les autres, sautez d’une case et passez à autre chose…




2 Commentaires

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