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| CD, date de parution : 2004 - Tzadik |
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01-Kandu vs. Corky (Horrorca)
02-The Lugubrious Library Loft
03-Brown Light Upon Us
04-Eptaceros |
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| Chronique |
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Voila un album vraiment pas facile à chroniquer!
D'ailleurs, il est sans doute prétentieux de ma part de le faire… Mais bon, je me lance, peut être que mes ressentis sur “In The L..l..library Loft” vont m’aider a mieux le comprendre.
Rappelons d’abord que Toby Driver évolue également dans le groupe avant-gardiste: Kayo Dot (puisqu'il en est le leader). C’est donc dans son projet solo que nous le retrouvons ici.
L’album est composé de quatre pièces totalement atypiques et atteint globalement l’heure d’écoute.
Dès le premier morceau “Kandu vs. Corky (Horrorca)”, il nous plonge dans un monde bien angoissant, noir et intense tout au long de ses 15 minutes. C'est aussi une monté en puissance avec beaucoup de tensions, de répétitions et qui vous conduit petit à petit vers des chemins haineux à l'instar du black métal mais attention, ici la musique n'a rien de conventionnelle. Il s'agit de musique contemporaine, une œuvre à part... Pour simplifier, elle est à mi chemin entre le classique (minimaliste), le jazz et le métal, le tout créant une ambiance spécifique des plus cauchemardesque.
S'enchaîne “The Lugubrious Library Loft”. Piano dissonant, chant langoureux habité d'une douce folie, sonorités tout aussi singulières et indicibles. Il dérive lui aussi, cette angoisse revient, comme si quelque chose d'hostile et de difforme (le monstre de la pochette de l’album?) s’approchait de vous au fur et à mesure et ce malgré votre fuite ...
Vient ensuite “Brown Light Upon Us”, le morceau le plus long (18 min), le plus "ambiant" de l’album. C'est tout un monde sonore où à nouveau la peur prédomine, où on distingue des images assez floues. On croit pendant un temps entendre quelqu’un crier et taper peut-être sur un mur, le mur de la pièce où l'on se trouve sans doute? Bientôt on distingue un bébé ou une femme éplorée mais vous, vous semblez être loin de tout ça. C’est ce qui me vient a l’esprit quand j’écoute “Brown Light Upon Us”. Des choses se passent au loin, mais vous ne pouvez rien y faire une fois de plus. Vous êtes comme happez par l'obscurité.
Arrive le dernier morceau “Eptaceros” sans doute mon préféré. Tout aussi singulier, moins angoissant, plus mélancolique et avec essentiellement du violoncelle. Le chant de Toby Driver y est magnifique, très posé et transpirant une certaine “folie” et tristesse. Un superbe morceau en tout cas qui clôture cet album.
J'avoue que cette petite chronique ne vous aidera pas vraiment à identifier le genre de musique qui viendra caresser (ou non) vos oreilles. C'est un album très complexe mais vraiment intéressant qu'il vaut mieux découvrir par soit même pour se forger une idée plus concrète de la chose. Il pourrait très bien s’agir de la B.O. de l’un de vos cauchemars! C'est ce en quoi on pourrait le résumer...
Mais il est avant tout loin d’être accessible (J'ai du mettre plusieurs mois avant de commencer à apprécier cet album), et est à écouter avec un maximum d’attention. Au final il est certain que l’on ne revient pas indifférent de ce voyage. Il devrait ravir les amateurs de musiques “expérimentales” (ou contemporaines).
2 commentaires |
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