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| CD paru en2009 - Steamhammer / SPV |

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1. Starting Over
2. Believe
3. The Cover Up
4. Pick Yourself Up
5. It Is Me
6. No Good Goodbyes
7. The World Is Blind
8. To Live Again
9. The Light
10. Play my Game
11. Death Race
12. The Shadows Are Alive
Bonustrack (iTunes Only)
13. A Challenge |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Le très bon ArtWork, comme un flyer pour un concert des années 80, aurait été remplacé par la photo d’un aquarium géant plein de requins, que ça aurait été plus parlant. Tim Ripper Owens, après avoir servi de pièce de rechange dans divers groupes et pas des moindres (Judas Priest, Iced Earth, Yngwie Malmsteen …), nous sort ici son 1er album solo. Un album bourré non pas d’invités prestigieux, mais plutôt de collègues de travail prestigieux, rencontrés alors qu’ils enregistraient différents Tribute Albums (We Wish You A Metal Xmas, Butchering The Beatles, Numbers From The Beast...). Egalement produit par le producteur de cet album, Bob Kulick (fidèle de longue date de Kiss et Paul Stanley en particulier).
Bob Kulick, qui non seulement produit, joue la guitare rythmique sur 6 titres, et en a coécrit 4, a fait également profiter Tim Owens de son carnet d’adresses contenant, entre autres, les plus grands de la scéne Metal actuelle, comme: Bruce Kulick (Kiss, Union), Jeff Loomis (Nevermore), Billy Sheehan (Mr. Big, David Lee Roth), Doug Aldrich (Whitesnake, Burning Rain), James Lomenzo (Megadeth) Michael Wilton (Queensrÿche), Dennis Hayes (Iced Earth), Vinny Appice (Heaven and Hell), John Comprix (Beyond Fear), Rudy Sarzo (Quiet Riot, Whitesnake), Steve Stevens(Billy Idol, Vince Neil), plus quelques autres spécimens de grands requins de studio.
Une production au cordeau et parfaitement équilibrée, donnant au disque un son, une épaisseur et une cohésion qui manque un peu aux titres. Manque, et c’est paradoxal, principalement dû au fait que pas 2 titres ne soient interprétés par le même line-up, mais donnant un air de famille avec les Tribute cités plus haut et, c’est loin d’être désagréable, une variété et une richesse indéniables à cet opus. Un album Heavy Rock pas vraiment original au point de vue du genre mais, et c’est heureux, d'une interprétation magistrale et sans faille. La voix déjà, bien que très travaillée, est puissante et étendue, même dans les registres les plus hauts. On sent qu’il y a encore des chevaux en réserve. A aucun moment Tim ne donne l’impression de pousser. Il a un style de chant assez dans la norme du Heavy Power, mais un timbre vraiment personnel et agréable avec parfois des intonations à la Axl ou Dio, passant des suraigus Heavy à l’éructation Thrashy. Point de vue guitare, il n’y a rien à redire, aucun des intervenants ne rechignent à la tache et chaque titre est orné d’un solo superbe et inventif. Pour chaque style qu’aborde un titre, le bassiste et le batteur ad hoc ont été choisis. Non, vraiment de la belle ouvrage, une interprétation brillante, chromée et rutilante, pas vraiment de titre faible, mais malheureusement, pas de titre transcendant, aucun hymne mémorable et surtout, pas vraiment de folie. Les titres ont du caractère mais pas de signature. Tim Owens, parfois aidé, a écrit tous les titres, mais il n’y a pas vraiment de fil conducteur qui les relie, comme si il avait pioché dans les genres divers et variés du Heavy Metal pour sa voix, plus que pour sa personnalité, pour donner tout le champ à son chant, apte à couvrir tous les styles et toute les époques: le Heavy de son pays, celui d’en face et de sa nouvelle vague, le Hard FM ou Rock, flirtant même avec le Thrash et quelques grognement growls de ci de là.
C’est un album dont il est assez étrange pour moi de faire la chronique. C’est vrai qu’il a de graves défauts, manque de personnalité, pas vraiment de fièvre, un chant au premier abord assez banal, des titres relativement lents ... Mais voilà, ces considérations sont valables pour l’ensemble brut car individuellement, chaque titre est une perle pure et irisée et donne au final un album extrêmement agréable à écouter. Chaque morceau vous prend par la main et vous entraîne dans le monde du Metal Idéal, un peu comme une compilation Metal très bien programmée, sans titre vraiment faible, sans futur «standard», mais tous brillants. Particulièrement «No Good Goodbyes», et pas seulement parce qu’il permet aux frères Kulick de s’offrir un duel de grattes ou que c’est le plus US de tous, mais que c’est peut-être le plus fou, donc…et qu’il décoiffe quoi!! Il me rappelle un peu «Jungle» de Kiss…aussi. Le thrashy «The Cover Up» et son décapant solo de Jeff Loomis; le planant «Pick Yourself Up» et l’électrisant Steve Stevens; la très belle ballade «To Live Again» qui rappellera forcement Guns’N’Roses; l’étrange, rapide et épique «Death Race» et l’excellent «The Shadows Are Alive», tout en monté de puissance de vitesse et de rage, agrémenté d’un superbe solo de Chris Caffery (Savatage) …
Un album vraiment bon mais décousu, parfait pour écouter en musique de fond en soirées ou pour faire écouter un peu de Metal aux rébarbatifs ou en voiture, et pouvant permettre de s’éclater en «Air Guitar». Mais qu’on peut également écouter à fond les ballons. Pas vraiment indispensable, et qui ne marquera pas l’histoire, mais que je ne regrette pas d’avoir acheté.
...Sûrement pas.
fabkiss
3 commentaires |
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| Chronique |
 15 / 20 |
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Enfin un album solo du Ripper...
Pour ceux qui ne connaitraient pas Tim Ripper Owens, rappelons qu'il s'agit du bien méritant chanteur qui a assuré le micro pendant la période Jugulator/Demolition de Judas Priest, délivrant une performance vocale excellente (même si les albums en eux-mêmes restaient moyens)... et qui par la suite remplacera l'excellent Matt Barlow dans Iced Earth, nous montrant là l'étendue de son immense talent. Et ce n'est pas la tuerie qu'est l'album éponyme de son groupe, Beyond Fear, qui m'enlèvera l'idée que nous avons là affaire à l'un des meilleurs chanteurs de heavy metal à l'heure actuelle.
Qu'en est-il de cet album donc ? Le plus gros travail du chanteur est de prouver qu'il est capable de composer des chansons de qualité... et surtout,de ne pas faire du copier/coller de ses groupes précédents. On pouvait légitimement s'attendre à un metal hurlant à la Beyond Fear...
Et bien, point du tout. Constatons d'abord la multitude d'invités prestigieux (membres de Kiss, Megadeth, ex-membre d'AC/DC ; la liste est longue et présente sur la tracklist au dessus) qui aident Owens sur le travail d'écriture de l'album et lui assurent un travail de pro sur la musique.
Et l'ouverture s'avère convaincante : voix puissante (sans scream !) du Ripper, musique plutôt mid-tempo, premier solo jazzy très intéressant (vite suivi d'un solo beaucoup plus heavy), refrain propulsé par un Owens pour l'instant irréprochable. Une chanson, un tube... pas mal pour débuter.
Hélas ça se gâte déjà un peu par la suite. Si Believe est un titre bien heavy et puissant, The Cover Up voit Tim se risquer à son premier titre plutôt rapide... et au-delà des paroles assez moyennes, force est de constater que vocalement ça ne suit pas,les envolées aigües étant peu convaincantes (un comble pour LE chanteur aigu, meilleur selon moi que Rob Halford lui-même)... Perte de voix depuis Framing Armaggedon (Iced Earth) ?
Les titres heavy sont ensuite légion, des plutôt bons (It Is Me, court et intéressant niveau vocal ou encore No Good Goodbyes) aux moins bons (Pick Yourself Up, pas indispensable). Le mélodique To Live Again est une respiration réussie ... mais des 2 premiers tiers de l'album, on retiendra surtout cette tuerie : The World Is Blind. Soli incendiaires posés par John Comprix, variations de rythme, voix énorme, long et pas linéaire : un des meilleurs morceaux de l'album.
Jusque là, l'album ne laisse pas un souvenir impérissable malgré un niveau général plutôt bon. Heureusement, le dernier tiers de l'album nous propose des choses bien plus intéressantes...
The Light est une des meilleures performances vocales du chanteur sur l'album tandis que le titre éponyme de l'album surprend par son riff quasi néo, ultra gras et lourd, son chant rugueux et excellent, ses soli fulgurants d'un John Comprix décidément en état de grâce ; avec The World Is Blind, LE morceau.
Death Race est la dernière accélération de l'album (logique vu le thème de la chanson) sur un riff plutôt réussi .
En effet le Ripper a ce qu'on pourrait appeler le mauvais goût de clore l'album sur un énième titre au rythme terriblement heavy, c'en est même surprenant tant à certains moments on se croirait dans un album de doom... jusqu'à la première moitié du morceau. La suite devient en effet bien enlevée, soli toujours aussi impeccables au programme, Tim qui s'égosille de façon (enfin) impressionnante.
Conclusion donc ?
Premièrement, que le Ripper a su s'entourer de guitaristes hallucinants, car après une écoute, ce qu'on retient, ce sont les soli énormes qui parsèment l'album...
Deuxièmement, que Owens joue la carte du heavy bien lent et mid-tempo, étant donné qu'on ne trouve que 2 ou 3 titres vraiment "rapides" sur la galette... ce qui est à la fois intéressant (la voix prend une puissance non négligeable sur un tempo lent) et gênant (on aurait aimé parfois plus de punch...). D'autant qu'on ne peut pas dire qu'on a droit à des perles de composition...
Et enfin, et c'est ce qui me pousse à mettre cette note moyenne, Tim Ripper Owens ne délivre pas ici une performance époustouflante. Il est bon, très bon même, et beaucoup de chanteurs même confirmés resteront bouche béante devant cette voix hors du commun... mais prenez le temps d'écouter Framing Armaggedon ou The Glorious Burden (Iced Earth), le Live In London (Judas Priest) ou même certains titres de Beyond Fear (surtout Scream Machine) et vous vous rendrez compte du niveau du gars. Il peut mieux faire, et c'est en fan convaincu que je lui assigne ce 14/20.
6 commentaires |
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