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| CD paru le 18 Avril 2008 - Nuclear Blast |

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1. The Temple Of The Crescent Moon
2. Equinox Of The Gods
3. Until The Hellhounds Sleep Again
4. Will They Come?
5. Lucienne
6. Summertime Is Gone
7. Katarraktis Apo Aima
8. Raining Dead Angels
9. Misantropolis
10. Amanitis
11. Meliae
12. Via Dolorosa
13. Circles
14. Amanes
Bonustrack (Digipack Release)
15. Third Snake |
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| Chronique |
 16 / 20 |
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Tiamat. Un nom qui m'était totalement inconnu avant la sortie de cet Amanethes.
Après lecture de chroniques faisant l'éloge de cet album, j'ai suivi mon instinct en achetant le CD chez mon disquaire, charmé par la pochette qui m'évoquait un univers romantique, gothique et macabre.
Et que c'était bien vu ! Comme il est étrange de constater que bien souvent, une pochette peut augurer du contenu d'un album.
Car romantique, Amanethes l'est assurément, comme le prouve cet instant de grâce qu'est Circles, mais aussi cette déclaration un peu glauque, Lucienne, doom si il en est.
Gothique,il l'est dès le premier titre, The Temple of the Crescent Moon, qui nous annonce un retour fracassant ( "It's been a long time but we are here again", chante Johan Edlund) et dont le chant frôle le black/death, mais qui reste gothique avec ses choeurs en arrière-plan.
Et macabre enfin, lorsque Tiamat se laisse aller à ses pulsions blasphématoires et nous offre un sautillant et quasi-joyeux (!!!) Equinox of the Gods, très black dans l'esprit, et qui s'avère être un des meilleurs titres de l'album. Sans oublier que lorsque Tiamat fait du doom, il le fait bien, comme le prouvent Until the Hellhounds Sleep Again et Amanes (mon coup de coeur, quelle émotion, quelle douleur !), crépusculaires au possible.
Mais ce qui frappe dans cet Amanethes, ce sont ces mélodies.
Des mélodies qui ont fait s'exclamer mon père : "c'est du Pink Floyd tout craché ça !". Et il est vrai que Meliae s'approche de cette magnificence, tout comme l'enchaînement parfait Misantropolis/Amanitis. De même, sur l'étrange Katarraktis Apo Aima, on sent un relent de Beatles.
Mais aussi des mélodies au service d'une noirceur omniprésente, comme sur le déchirant Via Dolorosa, où Johan Edlund hurle à la mort tel un loup blessé ("I die alone on Via Dolorosa", nous dit-il), de sa plus belle voix black. Une noirceur qui amène, malgré un apparent manque de cohésion, une unité qui fait la force d'Amanethes.
Tiamat signe donc ici un album quelque peu déroutant, car nous emmenant dans un voyage musical dans des contrées pourtant fort différentes les unes des autres (quel grand écart entre les 2 premiers et les 2 derniers titres...).
Mais indéniablement, un bel album, parfait pour découvrir ce groupe atypique, et véritable synthèse de tout ce que celui a réalisé dans sa carrière.
4 commentaires |
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