PORTAIL : SPIRIT OF METAL | SPIRIT OF ROCK           Français
login :
Inscription   Pass perdu ?   

                       
Liste: # A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Liste par genre  
Do you want to change your language ?
    English     Français     Deutsch     中文     Português     Español     русский     Polski
Close
Cyber Metal Thy Disease Neurotic World of Guilt
Album, date de parution : 28 Mai 2004 - Metal Mind Productions
Style: Cyber Metal

NOTE : 17/20
Vous devez être membre pour déposer une note
Tracklist
1. The Feast
2. Spawn
3. Mean, Holy Species
4. Mother Death
5. Humans Dust
6. Hollowed Being
7. Neurotic World of Guilt - Dissected God
8. Neurotic World of Guilt - Slaved Sorrow
9. Neurotic World of Guilt - Shame

modifier l'album  imprimer cet article
9 membres possèdent cet album Album suivant
ajouter une chronique Album précédent
5 avis 1 17/20
Chronique
17 / 20
    Matai, Vendredi 17 Septembre 2010 parlez-en à vos amis  
Thy Disease a résolument tourné une page et fait un pas dans le futur

Soutenus par les membres de Vader, les ayant propulsé sur le devant de la scène polonaise grâce à leurs prestations live notamment, Thy Disease pondent en 2004 leur troisième effort du nom de « Neurotic World of Guilt », un début de concept album basé sur le contrôle des pensées humaines dans un futur proche. Le cap du troisième album est souvent soumis aux questions les plus multiples, en particulier celles de l’évolution, de l’étoffement du style, et parfois, la régression, la perte d’originalité…mais Thy Disease nous offre un opus bien plus cybernétique, futuriste tout en restant aussi agressif, sombre et froid que leurs précédentes sorties, « Devilish Act of Creation » et « Cold Skin Obsession ».

2004 aura été une grande année pour les membres de Thy Disease, certains d’entre eux (et un grand nombre) faisant partie de groupes parallèles, en particulier pour le jeune Yanuary, guitariste et compositeur, guidant les combos Anal Stench, Abused Majesty (à cette époque) et Crionics. La sortie de « Neurotic World of Guilt » coïncide avec celle de « Red Revolution » d’Anal Stench, dernier opus à ce jour de cette formation presque entièrement composée des membres de Thy Disease, centrée sur la révolution bolchevique et le communisme, celle de "Serpenthrone" d'Abused Majesty, noir et symphonique, et celle de « Armageddon’s Evolution » de Crionics, sombre et brutal…ces quatres parutions sont avant toute chose très proches des unes des autres, dans les ambiances, les thèmes, apocalyptiques, froids, sombres, mais aussi la technique, dûe sans aucun doute au talent de Yanuary. Il est donc peu étonnant de retrouver au sein même de ces quatre opus, des sonorités venant de l’un ou de l’autre.

Par conséquent, « Neurotic World of Guilt » est empreint de la noirceur de Crionics et d'Abused Majesty, et de la brutalité du death d’Anal Stench, saupoudré d’éléments indus voire électro très cyber et d’atmosphères planantes propres à Thy Disease. Un pur mélange de styles et d’éléments pour un album riche, se différenciant des autres compositions de ce groupe polonais talentueux.

La part importante ici-même repose sans doute sur la prédominance des claviers, rendant les titres beaucoup plus prenants, futuristes et profonds. Si les effets sonores ne sont tout de même pas des plus grandiloquents et des plus saisissants, les ambiances et les quelques samples forment à eux seuls l’âme des morceaux, guidés par des riffs puissants, efficaces et beaucoup plus lourds. La voix de Psycho, décidément plus death et incisif qu’elle ne l’avait été, apporte plus de noirceur et d’écorchement au style. Plus mature et résolument expressive, elle nous plonge au cœur même de l’essence de cet album, qui est la mise en musique d’un monde balayé par le pouvoir, la technologie mais aussi les privations, la culpabilité, et l’ultime destin de l’humanité : sa déchéance progressive…
Un seul petit coup d’œil à la tracklist pour confirmer ce sentiment de destruction : « Mother Death », « Human Dust » ou encore « Slaved Sorrow » en sont les parfaits exemples. Autre appui, la pochette toute aussi décharnée et plus industrielle…

Au compteur cette fois-ci, neuf titres et quelques trente sept minutes de musique…c’est une fois de plus réduit par rapport aux albums précédents, à croire chaque sortie est synonyme de minimalisme. Sans doute le fait que les membres soient débordés avec leurs autres groupes. Alors dans ce cas on pourrait croire que tout est plus ou moins bâclé ou réduit par manque d’inspiration…non pas du tout. Thy Disease, sur « Neurotic World of Guilt », privilégie la qualité à la quantité. Et ça s’entend.

Déjà à l’écoute de « The Feast » et son intro aux sonorités futuristes et étranges. On est là en terrain connu mais c’est lorsque déboulent les guitares et le chant que tout devient alors plus clair : la technique et la lourdeur sont saisissantes, ainsi que les parties atmosphériques, soutenues par des claviers harmonieux et des riffs tout de suite moins extrêmes…Thy Disease a encore muri, et c’est un bon point.
L’ensemble de l’album tourne autour de saccades pesantes et d’une bonne dose de double pédale, à la manière de « Mean, Holy Species », puissant et efficace, où les claviers aux relents apocalyptiques et la voix black jouent un rôle majeur…le black étant un style résolument peu présent voire presque absent de ce « Neurotic World of Guilt ».

Si « Human Dust » détient un fond épique des plus intenses avec son intro cybernétique, froide et spatiale, il se veut surtout assez décousu, étant donné que les passages ici intégrés semblent ne pas s’emboîter avec les autres, contrairement à « Hollowed Being », quasi parfait, où tous les styles souvent appréhendés par Thy Disease se côtoient. Martial, percutant, aussi bien indus, death et black, ce morceau est l’exemple même de la mise en place du style cyber tant chaque instrument, chaque riff et chaque ligne de claviers ont leur importance. Les parties les plus cosmiques et par conséquent planantes font la paire avec les parties les plus agressives et brutales. Les mélodies, presque étouffées, arrivent tout de même à ressortir du fond de cette masse compacte mais intense, véritable représentation musicale des thèmes exploités dans les paroles de l’album, un monde oppressé, torturé, perdu, mais surtout déchu…mécanique et futuriste, « Hollowed Being » est la pépite à écouter.

Fin de la première partie de l’album et place à la seconde, composée de trois sous parties portant le nom de l’album suivi d’un nom de chapitre, chacun expliquant le principe de base de ce monde si peu naturel…l’un totalement robotique doté de riffs rocambolesques et d’une batterie déchaînée nous propulse au sein d’une fabrique, l’autre possédant un refrain tout ce qu’il y a de plus transcendant, avec cette puissance des claviers et du chant, et le dernier, concluant l’album avec brio, indiquant la fin d’un tout avec cette ambiance des plus noire et une voix criée et écorchée…

Un album de pro par un groupe talentueux, marquant surtout la fin de son contrat avec Metal Mind Productions mais aussi, le début de son ère cyber métal avec cet apport de claviers qu’on ne peut négliger et cette disparition progressive des éléments black. Thy Disease a résolument tourné une page et fait un pas dans le futur, un effort qui portera ses fruits avec la sortie de « Rat Age »…




4 Commentaires
Spirit of Metal Webzine © 2003-2017 ‘Made by Metal’ Contact - Liens
Follow us :